Dans une ambiance très années 50, les auteurs nous invitent dans une enquête dans le style d'un Mike Hammer. Maxime Murène est certes un démon, mais il faut avouer qu'il a vraiment le « sex appeal » du détective New-Yorkais.
Mais en lisant cette histoire , on peut trouver des points communs dans le roman de Marc Lévy : « 7 jours pour une éternité » avec un savant mélange de « La firme » de John Grisham. Et la manifestation des pouvoirs des démons se fait à la manière d'un Jacky Estacado dans le
comics « Darkness ». L'histoire est originale et toute l'intrigue repose sur la disparition anodine de cette jeune femme, sur fond de guerre sainte entre l'enfer et le paradis.
Le point fort de cet album est le dessin de David Nouhaud. Il allie un encrage subtil rehaussé par une couleur qui donne toute leur force aux planches. Le trait est fin et la technique fait pensé à celle d'Enrico Marini sur le Scorpion, mais les points commun s'arrêtent là. Ici c'est la palette graphique qui parle pour donner du relief. Le découpage est dynamique et certains cadrages sont font intelligemment.
Au final, Maxime Murene est une bédé intéressante qui mériterait une suite. Car c'est un one-shot et pourtant, Maxime Murène obtient son passeport pour le panthéon des héros charismatique. Malgré son esprit démoniaque il finit, du fait de l'adversité, à devenir attachant.