L’attachement familial est toujours très présent dans les albums de bande dessinée de Geerts et cette fois ci, c’est la famille au sens large qui prend tout son sens. En même temps que Jojo, on fait connaissance avec les sœurs de Léontine et on la découvre petite fille. C’est touchant, tendre et drôle à la fois. Pas de mièvrerie, pas de leçon non plus sur l’art et la manière d’être une famille digne de ce nom. Non, l’histoire part d’une interrogation légitime d’un enfant provoquée par les réflexions blessantes d’un plus grand à l’école. Mais Jojo est malin et optimiste et l’apprentissage de la vie pour lui, passe aussi par le jeu. C’est donc en jouant et en imaginant un plan machiavélique qu’il va non seulement élargir ses connaissances et ses amours familiales mais aussi et peut être surtout, qu’il va enfin clouer le bec à cet ostrogoth qui l’ennuie tant, tous les matins en entrant à l’école. Et ça c’est fort ! Le dessin, quant à lui, est craquant, dans un style humoristique, trait rond à gros nez mais sans ajouts excessifs. Les personnages sont très expressifs et les grands yeux de Jojo en disent long sur sa bonne humeur, son espièglerie et sa gentillesse. Evidemment tout le monde est gentil (presque) mais ça n’est pas en trop, ça n’est pas pour rien. Cette bd est un vrai bonheur. Très chaudement recommandé.
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