Comment décrire un album quand lorsqu’on en achève la lecture, on a l’impression d’avoir abattu un roman de 951 pages… Comment résumer une histoire qui n’est qu’un prétexte à une démonstration de maîtrise narrative et scénaristique, associée à un grand talent pour donner une vie et une profondeur aux personnages.
Vous constaterez d’ailleurs qu’on ne s’est pas bousculé chez sceneario.com pour critiquer cette sortie, et remarquerez peut-être la brièveté de ma critique, par rapport à ma prose-fleuve habituelle.
C’est probablement parce que comme précédemment, Christophe Blain laisse sans voix. Il sidère les Bdphiles les plus acharnés par la force et la présence de ses personnages, par la justesse de la mise en scène, par sa vision particulière des rapports humains (amour haine amitié respect vanité pitié cruauté…), unique sujet de cette série.
On peut se sentir frustré à la sortie de ce tome car la narration semble survoler les évènements et l’esthétique de l’ensemble demande un peu d’investissement intellectuel. Mais je crois qu’il s’agit d’une de ces œuvres dont on croit se sortir vite mais dont la force intrinsèque revient à chaque lecture vous hanter : on appelle cela communément un chef d’œuvre…
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