La suite des chroniques du service de réanimation néonatale est riche en rebondissements, en émotions aussi . Aucun temps mort dans cette histoire ; la course contre la montre pour sauver les enfants est admirablement bien rendue . Le récit est toujours aussi réaliste et prenant, c’est un
manga dont on ne décroche pas avant d’avoir atteint la dernière page .
Toujours dans la mêlée, Saito se démène comme un beau diable pour faire ce qu’il estime juste, et ce au mépris des règles. ( implicites ou non) .
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Etre parent c’est quoi ? .
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Enormément de questions sont encore soulevées dans ce volume, et toutes n’appellent pas forcément de réponses . Un peu en écho à l’interrogation initiale de la série (« être médecin c’est quoi ? » ) se pose ici une autre question essentielle : être parent , c’est quoi ? Donner la vie ? Elever l’enfant ? L’aimer ? Lui assurer une existence confortable ? .
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Violence somatisée ….
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Il y’a dans cet opus une violence, une révolte qui n’existait pas avec autant d’acuité dans les précédents . Les regards sont saisissants d’expressivité , du regard implorant de l’aîné des nourrissons qui vous noue les tripes jusqu’ à la rage féroce de Saito . Les corps toujours plus efflanqués des bébés sont aussi autant d’indices du déclin rapide de leurs forces . Eux aussi subissent la violence : c’est la violence de la maladie mais aussi celle du rejet qui est matérialisée sur les petits corps . Le médecin se bat contre la mort, mais surtout contre le temps et contre les hommes avec les maigres moyens qu’il possède . Autant dire avec sa foi seule , celle qui déplace les montagne . Au jour le jour . Autant dire qu’ à ce Black-Jack là, on n’a pas envie de dire au revoir ….