Makyo nous a habitué à nous installer dans un fauteuil et à ouvrir une bd comme on ouvre un livre de conte entouré d’enfants à qui on va lire à haute voix et avec le ton, une histoire, une légende qui fera sourire, rire et pleurer. Il est un raconteur d’histoire. Comme le père de Pierre, le héros. Cet album reste fidèle à l’image du conteur. On lit les premières pages et on est directement transporté dans un univers mi réaliste mi fantastique. Cette histoire de Lise avait déjà était écrite et publiée en partie sous le titre « Graine de Paradis » chez le même éditeur mais restée en suspens depuis quelques années.. Dans ce dytique (voir le tome suivant Pierre est parfois triste) le récit reparaît, revu, corrigé (les 16 premières planches sont totalement remaniées) et terminé. C’est une excellente nouvelle, d’ailleurs l’album se lit sans dire ouf, c’est captivant et c’est avec un savoureux plaisir qu’on avance dans l’histoire sachant qu’à la fin de ce tome, on pourra directement plonger dans la suite parue le même jour ! Le dessin est très expressif et les couleurs un peu claquantes sont exactement dans le ton de l’histoire. Un rouge ou un orange un peu vif font l’effet d’une gifle comme le sifflement perfide de l’appel de la mère. Le tome 1 s’arrête en plein drame alors inutile d’attendre un an, ouvrons la suite avec gourmandise .
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