Jolie surprise d’Hervé Bourhis qui, après son premier album récompensé par le prix Goscinny en 2002 « Thomas ou le retour du tabou », signe un album dans la collection pilote Le ton est décalé, drôle, pertinent, et efficace. C’est une vraie tranche d’humour, parfois grinçant mais toujours dosé. Le ton est burlesque et on sourit, voire plus, tout au long de l’album. Même les situations cocasses sont amusantes et démystifient subitement certains drames possibles. Donc on oscille entre bonne humeur et bon caractère et l’ensemble illustré par Rudy Spiessert est une vraie perle. Si le dialogue ne suffisait pas alors l’expression et les postures des personnages font le reste. Totale réussite, la série qui démarre s’annonce très bien. J’ai lu cet album avec beaucoup de plaisir et j’ai hâte de lire le suivant. Par contre, malheureusement pour moi Herve Bourhis est un amoureux du jazz, genre musical que je n’aime vraiment pas et c’est le premier thème de la série. Malgré tout, les autres influences sont bien présentes avec de nombreux clins d’œil comme la langue label des Rollings Stones, un Léo Ferré qui traîne et un poster de Dominique A. La musique et la bande dessinée font bon ménage c’est évident et pourvu que les auteurs jouent de cette drôlerie et subtilité qu’ils ont créées dans le premier tome, cette nouvelle série devrait faire beaucoup d’adeptes. Pour ajouter mon grain de sel personnel sur le choix des futurs héros, messieurs les auteurs, une petite ballade du coté des musiques psyché à la Pink Floyd, des chansons françaises comme celles de La Tordue ou de Fersen ou encore des cordes des guitares de Clapton, Frampton, Jimmy Hendriks seraient bien accueillies. Bref, cet album donne des idées, des envies .. c’est gagné, bravo !
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