Avant tout, j'ai craqué sur le graphisme très proche de celui de Mattotti, les planches dégagent une chaleur incroyable, une chaleur impressionniste qui est souvent en décalage avec le ton de l'histoire plus froid. Peut-être que ce graphisme trop référencé est par ci par là trop forcé, je ne sais pas, moi j'ai aimé !
Dans cet album, tout est tourmenté, le héros qui ne sait plus qui il est, le fils qui voit la situation lui échapper et la femme qui se demande de quoi est constituée sa vie !
Alors on entre dans cette histoire très lentement, on se demande si tout ça va décoller à un moment puis finalement sans s'en rendre compte on vibre pour ces personnages torturés, pour cette histoire d"êtres perdues, lâches.
Bon le charme ne passe pas tout le temps, c'est parfois redondant, malgré tout il se dégage de tout ça une telle sincérité que s'en est touchant, extrèmement touchant même. Je me suis demandé ou les auteurs voulaient en venir, je n'ai pas vu le coup venir et en fin de compte ce one shot finit magistralement comme un bon roman noire. Cynisme, desillusion et cruauté. J'adoooore !
Pour être un tantinet surpris essayez vous aussi cet album si marginal !
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