La première chose que l'on remarque en ouvrant ce tome est un graphisme assez particulier. Un trait arrondi, des couleurs extrêmement vives et contrastées, un enchevêtrement de formes qui rend certaines scènes difficiles à saisir du premier coup d'oeil. Mais le trait sied bien aux scènes marines, et l'oeil s'habitue à ces contrastes et ces rondeurs, jusqu'à apprécier les représentations étonnantes des personnages et les perspectives réussies.
Si on s'habitue à ce design étonnant, le scénario déçoit un peu plus. Pas vraiment de surprise ni de rythme dans ce tome. Comme d'habitude dans cette série, c'est un destin exceptionnel qui est narré, mais on arrive au bout avec la désagréable impression de ne jamais entrer dans le vif du sujet.
C'est encore une fois les personnages qui sont le point fort de l'ouvrage. Contrastés et attachants malgré leurs travers, ils rendent ce tome intéressant. On en apprend d'ailleurs un peu plus sur le Grand Kahn, ce qui ne sera pas pour déplaire ceux qui aiment la période Crépuscule.
Un tome de plus, sans vraiment plus, même si le trait de Killoffer dans ces profondeurs en fait une curiosité qui complètera agréablement la collection...
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