Cet étrange petit album m'a tout d'abord surpris, vraiment, non pas grâce au graphisme qui ne m'accroche pas, peut-être trop naïf, pas assez de vie, je ne sais pas, ou alors je ne suis pas forcément un gros fan de ce style minimaliste ! Non, ce qui m'a très vite plu c'est l'espèce de poésie qui se dégage des errances de cette "bestiole", ses questions et ses rêveries...
Bon, c'est vrai, ça n'est pas super nouveau, il faudrait lire "L'homme qui dort" de Perec pour retrouver ce genre de digression sur la ville, les traces... Néanmoins l'auteur est une jeune dessinatrice qui conte avec beaucoup de finesse le parcours de ce pigeon, c'est assez inventif et original pour garder le lecteur accroché jusqu'au bout, peut-être que beaucoup seront destabilisés ou simplement ennuyés par le ton à la fois tendre et mélancolique de cette histoire !
Le gros repproche que je ferais, en fin de compte, c'est d'un peu trop inscrire cette histoire dans un contexte très anecdotique, très parisien, des graphes croisés dans des coins qui pourraient bien plus parler de visu que "transformés" dans cet album. Finalement le regard de Pome Bernos semble bien plus attachant que ces figures qui se baladent sur les murs...
Le Graphe est peut-être une culture qui ne se retranscrit pas... Qui sait ?
Toujours est il que je conseille très fortement cette "Chronique...", ne serait ce que pour passer un très bon moment à lire !
C'est le titre d'abord qui m'a interpellé, étant plasticienne, j'ai effectué un travail plastique autour du pigeon, mais ça, c'est une autre histoire!
Dès les premières planches parcourues, j'ai été séduite par le style graphique minimaliste mais très personnel de Pome Bernos.Personnellement, je n'aime pas en BD, l'étalage de prouesses graphiques, qui dessert souvent un scénario assez pauvre.
Ici, Pome Bernos nous plonge dans l'univers d'un pigeon solitaire en proie à des questionnements sociaux. Très bien écrit, poétique, drôle et fin, vous serez séduit, j'en suis sûre par l'univers de cette jeune auteur.
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