Ce second tome utilise le même mode narratif que le premier : la voix off. Mais ici, le rythme est plus soutenu, la lecture plus agréable : ce qui était lourd devient fluide. L'album se lit beaucoup mieux.
Du coup, cette histoire fait mouche. L'intrigue est dense, entre les rapports familiaux d'Oxford et son enquête.
Le thème de cet album est le temps : les souvenirs, en carton à l'occasion du déménagement, ceux que personne ne connaît, le futur, qui tient seulement à sept balles. Oxford, qui perd la mémoire, ne peut se raccrocher qu'à cet avenir, si futile.
Marcello QUINTANILHA (qui avait utilisé le pseudonyme Gaù pour le premier tome) nous livre un dessin très agréable : la composition des pages est souvent un modèle du genre.
Ce deuxième tome lance vraiment la série, avec une histoire subtile et crédible, un héros complexe très attachant, et avec quelques éléments qui font penser qu'une intrigue plus ambitieuse se met en place. Une réussite.
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