Toujours belle, dynamique et courageuse, Caroline Baldwin n’a plus rien à prouver. Elle est maintenant confortablement installée dans le milieu de la bande dessinée aux côtés de collègues masculins, héros, flics ou privés et on suit avec envie ses enquêtes un peu comme on lisait les « Alice » de Caroline Quine en littérature jeunesse. En même temps, André Taymans ralentit un peu le rythme et la vie privée de Caroline prend plus de place dans l’histoire. Ce tome 10 fait une approche différente sur la séropositivité de son héroïne créant un espoir sur son évolution. Il parle de la mise en œuvre d’un protocole thérapeutique et la porte volontaire pour tester le vaccin. Le ton devient de plus en plus ouvert sur la vie et optimiste. La série donc, n’a pas dit son dernier mot et l’héroïne peut continuer à jouer son rôle de femme libérée et autonome. A ce titre d’ailleurs je tire mon chapeau à l’auteur qui n’a jamais faibli tout au long des 10 tomes. A aucun moment il n’est tombé dans la facilité commerciale et Caroline n’a jamais été infériorisée dans un monde machiste. Bravo… continuez ! Le dessin, quant à lui, ne change pas . Impeccable dirait-on ! J’aimerai bien lui voir maintenant quelques escapades graphiques avec des nouveaux visages par exemple. Quoique… il y a cette fois encore des rencontres de personnages de ses propres séries (Roxane) mais aussi d’autres comme « Ellen » de Benoît Roels dans sa série « Bleu Lézard. Ces clins d’œil sont vraiment sympathiques et on imagine très bien la bonne ambiance qui doit régner parfois dans les ateliers de ces dessinateurs .. Ce tome 10 a été un plaisir comme d’habitude, au ton plus introverti peut-être, plus pudique aussi dans l’expression des sentiments mais sentiments qui l’emportent de toute façon et avec brio ! Nouvel épisode réussi ;-)
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