Crying Freeman – littéralement : « L’homme libre qui pleure » est tout simplement un petit chef d’œuvre des Japonais Koike (scénariste) et Ikegami (Dessinateur). Cette oeuvre a été vendue a des milliers d’exemplaires et a été adaptée en dessin animé et en long métrage réalisé par Christophe Gans (Français).
L’histoire est paradoxale et en cela particulièrement captivante.
D’abord on pénètre dans l’univers mafieux japonais avec le clan des « 108 Dragons » et on est amené à connaître les méthodes de formation ou d’initiation au combat et à la défense. Au milieu de la pratique des arts martiaux, le sentiment amoureux se fait une place majeure. Le héros est un tueur implacable et puissant mais il est aussi angélique, très amoureux au point de changer les règles du jeu et de se laisser envahir par sa sensibilité et le romantisme qui est en lui.
Le dessin est superbe, beaucoup de caractère et de personnalité pour les héros. Le trait précis sert admirablement autant le mouvement presque scénique, une vraie base au film long métrage qui suivit, qu’aux scènes d’amour très sensuelles.
Le charme opère sans provocation, une vraie douceur au milieu d’une violence froide et sans appel. Le ton est direct et percutant et le dessin beaucoup plus enveloppant contraste et équilibre la narration. Le mélange est juste .Les trames sont choisies avec justesse et parcimonie, rien de trop ni trop peu, y compris les grisés faisant office de rectangle blanc.
Si vous avez loupé ce
manga, alors faites comme moi, plongez-vous dans cette histoire, vous allez être subjugué.