Cette réédition de Basil et Victoria est un vrai bonheur. Initialement publié en 1992, ce deuxième tome avait reçu l'Alph-Art du meilleur album à Angoulème en 1993.
J'aime beaucoup l'ambiance qu'il en découle et même si l'histoire est abominable aussi bien dans le fond que dans le milieu de pauvreté dans laquelle elle se déroule, elle reste tout de même vécue par des enfants, ce qui a tendance à l'adoucir, car leur regard sur cette histoire reste celui d'enfants quelques peu naïfs.
Les traits du dessin sont souvent épais, et les couleurs, très sombres, portent principalement sur les marrons, les prunes et les oranges foncés, ce qui accentue d'autant plus le ton de la pauvreté, de la prostitution et de la crasse de cet univers londonien de la fin du XIX°siècle.
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