Deuxième album des tuniques bleues et on ne peut que constater la progression dans le dessin. Les personnages commencent à ressembler à ceux que nous connaissons aujourd’hui, le sergent Cornélius Chesterfield perdant peu à peu cet aspect de gros plein de soupe du premier opus.
Le caporal Blutch est toujours aussi trouillard, mais on s’aperçoit bien vite qu’il n’est pas dénué d’intelligence, bien au contraire. Les personnages s’étoffent au fur et à mesure des albums, nous avons donc le plaisir de faire la connaissance du cinglé de la charge, l’officier Stark, qui je dois bien avouer, m’a bien fait rigoler avec ses réflexions pleines de bon sens… L’univers des tuniques bleues se remplit au fur et à mesure, et c’est avec grand plaisir que l’on se plonge en pleine guerre de Sécession.
Pour les dessins, rien à dire, on sent la progression dans ce deuxième opus, mais de toute façon, je trouve que la teneur globale de l’album est de bonne facture. Le style se cherche un peu pour les personnages, mais sinon c’est au poil.
Pour le scénario et les dialogues, rien à dire non plus, dans le sens pas de critiques à formuler. L’histoire est bien rythmée, les traits d’humour sont légion, et on s’attache rapidement à ces soldats de l’union. Bref, on en redemande, et c’est sans attendre que je vais me ruer sur l’épisode suivant des tuniques bleues. Un conseil, malgré son age déjà bien avancé, je ne saurais que trop vous conseiller de faire un détour par cette série, qui vaut son pesant de cacahouètes ;o)
|