Ce deuxième album accélère le mouvement : plus de prise de position, plus de violence. Il n’est à peu près question que de ça, ce qui peut sembler un peu exagéré et pourtant, à bien y regarder, la cause perdue des uns ou des autres est forcément digne d’une bataille. Il faut se battre pour survivre alors certains choisissent une longue et douloureuse plainte, d’autres, au contraire poussent un hurlement, celui qui permet de retrouver la force primitive, instinctive d’exister jusqu’au dernier soupir. « Black Hills » tome 2 est donc un combat. Certains y ont vu un album sans intérêt, ni captivant, ni trépidant Certes, il reflète la mort sans cesse, partout, avec des lettrages énormes, rouges tel le sang qui éclabousse la neige. Evidemment, cet album est une immense parabole, peut être maladroitement construite, mais le but est clair : dénoncer, encore et encore !
On adhère ou pas, la cause devrait être universelle, en tous cas, elle concerne les auteurs ! C’est vrai que je ne suis pas totalement convaincue par ce tome, il est provocateur. Le dessin, un peu statique, rappelle le guide de la série, c’est à dire le témoignage par l’image. Une photo, un dessin ! on capture un instant… Peut-être qu’un peu plus de liberté de mouvement, de souplesse dans les formes aurait été bénéfique à cet épisode ; Enfin, le résultat est intéressant, forcément, et je lirai le tome suivant en espérant que le choix des auteurs reviendra vers l’aspect sociologique, philosophique et historique plutôt que vers un étalage de scènes de tueries très difficiles (le scalp à la main….non merci !).
A lire pour les amateurs de témoignages.
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