Le moins que l'on puisse dire, est que "le vieil homme qui n'écrivait plus" est une œuvre dense et forte. Sokal retranscrit ici à merveille les sentiments humains, les expressions des visages tourmentés, et tisse habilement son récit.
Cette réédition en couleur est une belle réussite. Le récit y gagne même en force, tant la coloriste respecte l’âme du récit, et nous permet une immersion dans cette histoire. Les dessins quant à eux, loin du travail habituel de Sokal, sont splendides.
L’histoire est très habilement menée, alternant présent, passé, souvenir, pages du livre, à un rythme parfait pour ménager le suspense, et pour permettre de savourer chaque instant.
L’auteur nous emmène dans un petit village de France. Il nous parle de l’inconscient collectif, de la honte, de la mémoire, de la bêtise humaine. Il met le doigt là où ça fait mal, et nous montre à quel point la réalité n’est jamais tout à fait comme on le pense.
Augustin, sous ses dehors bourru est très attachant, ce qui fait que l’histoire fonctionne : on se laisse porter par ses souvenirs, et l' émotion est au rendez vous.
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