Ce 3ième tome ressemble davantage au premier : plus d'aquarelle, de documents parsèment l'ouvrage.
Ferrandez, dessinateur de talent, passe du dessin à la peinture avec une facilité déconcertante. Son analyse est quant à elle, subtile, lucide et ardente. Il parle de l'Algérie vraie, envoûtante, surnaturelle sans aucun parti pris, sans rancœur. Il s'agit simplement de l'Histoire : histoire des hommes, histoire des sentiments, de l'attachement viscéral à une terre.
Les relations deviennent plus conflictuelles, les intérêts et luttes de pouvoir se dessinent, la couleur de la peau et la religion deviennent sources de discordes…
Mais qu'importe : l'Algérie est belle à pleurer, belle à en mourir. Et toujours chez Ferrandez, au dessus de tout cela : le cœur des hommes. Le cœur de ces fils du sud, amoureux à l'infini de cette terre.
Ces fils du sud : d'ici ou d'ailleurs, arrachés ou exilés, mais qui gardent en eux cette lumière unique : le souvenir intact du sud.
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