Apparu pour la première fois dans le numéro 38 du journal Tintin, le 16 septembre 1948, Alix a vécu depuis de nombreuses aventures. Alix l’intrépide (1956) doit peut-être être considéré comme un « galop d’essai » de Jacques Martin. En effet, je dirais qu’il a nettement un côté « pas fini » tant au niveau du scénario qu’au niveau du dessin manquant de personnalité.
Personnage en quête d’identité
Le jeune Alix qu’on nous donne à voir ici, ne ressemble en effet absolument pas au blond adolescent que nous connaissons. Son visage n’est pas le même selon les planches, on sent que l’auteur « cherche » encore son personnage. Quant à ses turpitudes, elle se succèdent à un rythme tellement effréné qu’on a du mal à suivre . En fait , on a du mal à voir quelle est l’intrigue et le fil conducteur de ce premier tome ; qui ne semble être qu’un prétexte pour faire vivre à Alix le maximum d’aventures en un minimum de temps.
Bd -Péplum
On nage dans une atmosphère nettement péplum qui rappelle un peu Ben-Hur ou Spartacus . En ce qui concerne la vérité historique , elle est bien sûr un chouia aménagée, mais dans les modes de vie et dans les décors la documentation est remarquable . Rien d’étonnant à cela, puisqu’on a souvent fait de Jacques Martin un pionnier de la bd historique .
Bref, Alix est un classique . Ce tome est un peu fouillis et part un peu dans tout les sens , mais il présente la genèse d’un héros qui connaîtra bien des périples. Rien que pour ça , ça vaut la peine d’y jeter un œil.
Retrouvez et partagez les avis des internautes sur le forum...
(1 Commentaire actuellement)
|