Cet album est la continuité de l’album précédent : Les Cigares du Pharaon, où Tintin devait se rendre à Shanghai, mais qui au dernier moment était descendu au Caire. Suite ç un événement, voilà notre héros qui se retrouve en Chine, ce qui n’est pas pour déplaire. En effet, en quatre albums, le voilà qui a parcouru la totalité du globe, tout du moins dans les grandes largeurs. On voit bien qu’Hergé avait une certaine culture des préjugés envers les chinois, mais par contre, on voit également que la fibre colonialiste est encore bien présente, surtout dans les dialogues entre les européens et les "chintoks", dans le texte. Certes, cela choque un peu nos esprits contemporains, mais à l’époque, cela n’était pas plus mal vu que d’autre termes. Les mentalités évoluent, et heureusement…
Le voyage est assez dépaysant, et on y fait encore une fois la connaissance de personnages que l’on aura l’occasion de retrouver par la suite, ce qui fidélise le lecteur, car des éléments de la vie de Tintin sont répartis dans tous les albums. Cela semble assez logique pour une série, je l’admets, ce n’était qu’une simple remarque de conscience sur le fait qu’Hergé à tout fait pour que les lecteurs lisent tous les albums ;o)
Pour le scénario et le dessin, rien de plus à dire, il reste égal à lui même, pas exceptionnel, mais agréable tout de même. Au niveau du graphisme, ce n’est évidemment pas la panacée, mais ce n’est pas forcement logique de demander à une bande dessinée qui a presque 70 ans d’être aussi bien que certaines sortant de nos jours…
En résumé, un mythe a revisiter.
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