Splendide ! Cet épisode termine posément, lentement, l’aventure de Orin, la princesse du lac ! En définitive, Jung qui slalome adroitement entre la réalité et l’illusion, nous amène doucement vers la clé de l’énigme, s’il en est une, ou plutôt vers la prise de conscience de la réalité par l’héroïne. En même temps, à ceux qui le veulent, les auteurs racontent que l’image que l’on veut montrer est trompeuse mais elle l’est autant pour les autres que pour soi-même et cette réalité là est dangereuse. Etre soi même est une victoire formidable sur soi et sur la vie. Et quand l’apparence devient dérisoire, on peut voir la beauté intérieure et il n’existe pas de meilleur endroit pour y trouver l’amour ! Le thème est poétique, presque fabuliste (la moralité est proche ^_^ ) et sans doute que l’origine coréenne de Jung y est pour quelque chose. Ca explique également la délicatesse du dessin, le style est très asiatique et cette tournure vers la recherche de l’osmose, de l’accord, si ce n’est pas encore de la sagesse en tous cas, cette histoire tend vers une quête enrichissante. Les couleurs directes sont très douces et elles se marient parfaitement avec le dessin. En conclusion, je dirais que cette saga est très jolie autant dans le dessin, que dans les couleurs et dans l’histoire très politiquement correcte :-)
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