Le quartier évanoui est un splendide roman graphique de 184 pages : trop ? non, car c’est un tel bonheur qu’on pense plutôt pas assez.
Cette BD repose avant tout sur des dialogues truculents : à mi chemin de l’argot et du créole, très imagés, ils donnent toute la profondeur à cette histoire.
Les dessins de Tronchet, très expressifs, laissent de l’espace à l’histoire, permet à cet album de respirer.
Même si au départ on peine un peu à rentrer dans cette BD, à en comprendre tout les textes, l’adaptation se fait en quelques pages.
Le quartier évanoui est à la fois un roman et un poème, un espace de lutte et d’amour. Un conte urbain sur la tolérance, cela ne sombre pas dans le facile, et le tout est servi par une exceptionnelle galerie de personnages et par la diversité.
L’histoire est basée sur des contrastes : “de bons français“ et une famille africaine, une zone urbaine et la nature, les adultes et les enfants, les soi-disant fous et les soi-disant sains d’esprit.
Tout simplement une idée : celle que le paradis, c’est l’autre.
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