Le Tendre et Dethorey peignent une histoire pleine de finesse ou ce jeune allemand essaie de trouver un équilibre et tente d'oublier ses cauchemars. Le ton est très calme, chaleureux, on a droit a des situations caucasses, des dialogues savoureux qui rappellent parfois les bouquins de Pagnol. Manfred est une sorte de Candide traumatisé qui ne rêve que de respiration, d'un petit souffle, qui frémit à la vue du décolleté de la belle Louisette, il est ce personnage qui permet de trenscender tout les caractères qui l'entourent. Le Tendre est vraiment un scénariste qui sait être précis et qui n'en fait pas de trop dans cet album, il faut dire qu'il est admirablement secondé par Dethorey qui a un style si dépouillé, entièrement au service de cette histoire toute simple. Ses planches sont vraiment magnifiques, un vrai plaisir des yeux. Alors sautez sur cet album savoureux et passionnant.
L’oiseau noir, symbole de malheur ou de mauvais esprit, plane au dessus de l’album comme une menace.. C’est sous ce mauvais auspice que démarre la lecture de cette histoire.
Pourtant dès les premières cases, on rencontre des personnages chaleureux, humains dessinés avec générosité. Le trait est souple, les formes rondes et les couleurs chaudes et accueillantes.
L’effet est d’autant plus ressenti que ce sont des couleurs directes.
En plus d’être un vrai plaisir de l’œil, l’histoire reste très humaine. Avec ses travers et ses injustices mais aussi avec le soulagement des dénouements heureux.
Personne n’est un ange, mais personne n’est vraiment méchant non plus.
Finalement, avec des drames sous-jacents, le récit est une jolie histoire posée et sensuelle, que la trame de fond ne détériore pas.
La performance est intéressante. Un peu de tout est réuni dans ce one shot de 63 pages, autant la violence que l’amour, la peur ou l’amitié, et on ferme le livre, rempli de belles images et d’émotions positives.
Je le recommande pour une soirée douce, calme et colorée.
MARIE
(09 Septembre 2005)
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