Ce qui est extraordinaire avec cette série, c'est que les auteurs ne se soucient absolument pas de la cohérence entre les tomes. Peu importe comment Valérian et Laureline sont arrivés dans cette galère : on les y retrouve sans explication préalable. Et cette capacité à nous faire rentrer instantanément dans le coeur d'un récit est vraiment stupéfiante.
Dans cet album, on retrouve plusieurs éléments savoureux. Comme dans le tome précédent, c'est Laureline qui a le beau rôle, et Valérian est cantonné dans le rôle du héros stéréotypé dopé à la testostérone. Ensuite, les ballades d'une reconstitution de la terre à l'autre sont savoureuses, et les anachronismes qui les parsèment très amusants. Enfin l'idée de cloner Valérian (en 1977 on parlait de "bouturage" ce qui est assez amusant) à la façon du "monde des non-A" de Van Vogt fait de ce tome une réussite. Après un tome 6 un peu vide, cette suite redonne la verve recherchée dans cette saga extraordinaire !
|