Cette nouvelle aventure de Jeremiah est encore une fois haletante, même si elle est moins intense et fouillée que les précédentes. Cette fois Jeremiah reste assez à l'écart du drame, certes il va intervenir mais il ne peut empêcher les drames de se dérouler. L'écriture d'Hermann est encore une fois loin des stéréotypes habituels, les héros ne sont plus des personnages manichéens qui défendent la veuve et l'orphelin coûte que coûte, ici ils rêvent de tranquillité et ne se jettent dans l'aventure qu'à contrecoeur. De son côté Kurdy est complètement à côté de l'intrigue, et c'est d'ailleurs surprenant dans cet album, on a l'impression que Hermann a trouvé son intrigue principale et digresse pour le reste de l'album. Tout est un peu brut finalement dans ce dernier tome, cette intrigue, l'implication des personnages, la psychologie etc. Je ne m'étendrai pas sur le graphisme de Hermann qui est une nouvelle fois à son summum, un vrai plaisir des yeux à chaque page. Alors un nouvel opus très agréable à lire, avec les habituels éléments mais qui ne laissent pas d'impression particulière si ce n'est celle d'avoir lu un épisode somme toute sans surprise. Pour les habitués et les amateurs.
J'ai decouvert la série Jeremiah et pour la première fois Hermann avec les Héritiers sauvages, le tome 3 de la série. C'était en 1983, j'étais jeune alors...Depuis, j'ai toujours acheté Jeremiah, je suis un vrai fan...le jeremiahophile...Le dernier opus ne m'a pas déçu. J'aime l'idée des petites aventures séparées de nos héros : Jeremiah qui a les ennuis et Kurdy (un des plus beaux héros de la BD actuelle) qui ne pense qu'à se vider les C(vous me comprenez, hum...)!!! Hermann, toujours au sommet de son art...de ce côté la il n'y a rien à dire...et de toute façon, il n'y a rien à critiquer. Lisez Jeremiah, c'est tout ce que vous avez à faire, mes amis...
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