Ce troisième tome est toujours aussi puissant, mais avec une réserve : la narration de Flaubert tient une place bien trop importante. Le trait de Druillet devient seulement une illustration, et l'ensemble tend un peu vers le livre d'image. Peut-être un tome supplémentaire eût-il été nécessaire, mais on comprend la difficulté de la tâche et le résultat est déjà bien au delà des attentes...
En résumé s'il faut un peu plus de temps pour bien s'imprégner de ce tome (la lecture de l'oeuvre originale en complément est recommandée à ce titre) ce tome est toujours aussi puissant et referme avec brio la trilogie, en rendant Sloane aux siens par un raccourci simple mais suffisant.
On sourira un peu devant la préface s'extasiant sur le travail réalisé par les graphistes sur ordinateur sur la couverture et les 2 pages de fin, car il est évident que les technologies ont beaucoup évolué et que les trois pages concernées sont celles qui ont le plus vieilli, mais ailleurs, les couleurs plus nuancées que sur les deux premiers tomes apportent une dimension supplémentaire au trait de Druillet.
Une solide conclusion pour une saga qui est une de mes références. Je conçois que le trait puisse déplaire, mais Salammbô représente dans son ensemble une excellente "introduction à Druillet".
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