Pour ce deuxième tôme Nicolas de Crécy a paufiné ses planches, mis des ombres, travaillé ses atmosphères, c'est splendide. L'histoire est aussi, pour le coup, beaucoup plus proche du non sens, de l'hallucination. Au départ on souhaite vraiment comprendre et suivre ce fil qui nous est tendu mais très vite on entre dans ce rêve éveillé. Ce récit est tout aussi parodique, démesuré que le précédent mais avec le surréalisme en plus (un prince des fruits et légumes composé de bananes, d'ananas, de pommes...), et sans mauvais jeu de mot il se dévore à pleines dents, sans retenue. Il n'y a pas eu de suite à ce jour et c'est dommage, alors procurez vous ces deux tômes complètement hallucinés, des bijoux méconnus, du très grand De Crécy.
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