Je dois bien avouer être un peu déçu, après un premier tome de très très grande qualité, tant concernant le scénario que le dessin, et une deuxième partie alléchante qui donnait envie de connaître le dénouement.
Rien de grave cependant. Il s’agit plus d’une déception due au fait de ne pas prolonger un peu plus l’aventure que d’une cruelle désillusion.
Je trouve d’ailleurs cette dernière partie meilleure que la deuxième. Elle laisse la part belle aux sentiments (au sens large, je ne parle pas de bluettes ;o)).
Makyo met en scène un final humaniste convainquant, touchant aussi, surtout grâce aux dessins de Rossi qui donne à ses personnages des regards douloureux, des attitudes fraternelles, amicales, des expressions avec lesquelles le lecteur peut être en symbiose.
Tout cela crée une ambiance très intimiste, réellement plaisante pour le lecteur, presque relaxante. Au centre de tout cela, la relation entre Selma et Jordan se développe, avec l’immixtion d’une troisième personne.
Ceci va donner un dénouement somme toute original à cette belle aventure qui, je l’espère, connaîtra une suite, peut-être avec d’autres personnages.
|