La série Preacher signé Garth Ennis et Steve Dillon a été un des plus gros succès du label Vertigo. Elle a même reçu 4 Eisner Award. La série aux Etats-Unis est aujourd'hui terminé.
L'éditeurl Le Téméraire a essayé de faire découvrir cette série, en France. Depuis, Panini a repris le flambeau et propose la série dans son label Vertigo Cult.
Après trois tomes consacré à la saga de Jesse Custer, le Preacher, de Cassidy, un vampire irlandais et de Tulip, Panini propose dans ce quatrième volume de découvrir les sagas Preacher Special : Saint of Killers # 1 à 4; Preacher Special : The Story of You-Know-Who et Preacher Special : The Good Old Boys.
Le première histoire s'intéresse à la légende du Saint des Tueurs. Garth Ennis avec ce récit, rend hommage aux westerns et à Clint Eastwood. Dans les premières pages, lorsqu'il présente le far-west, il parle de William Bonney, de Pat Garret, de Jesse James, de Jim Bowie, Davy Crockett et Travis, tous les trois morts lors du siège d'El Alamo mais aussi il cite Josey Wales et William Munny, deux personnage squ'a interprété l'acteur et réalisateur Clint Eastwood. le far-west de Ennis est des plus violents, il est plus proche du Méridien de sang de Cormac McCarthy que de Comanche. Ces "cow-boys" sont tous des enfants de salauds (bon, là, je peux permettre de parler comme ça, je chronique du Garth Ennis). Il nous montre une vision apre, cruel et dur de l'Ouest (bon, ici, ce serait plutôt le Texas). Il faut voir le portrait de cet homme, ancien confédéré et une véritable machine à tuer qui s'était assagi au contact d'une femme et qui avait eu une fille (c'est un peu la trame aussi de ce qui arrive à William Munny dans Impitoyable au début). mais le destin fait qu'on échappe pas à ce que l'on est vraiment. Il faut voir aussi comme mort et en enfer, l'homme va devenir Le saint des Tueurs. Ennis pousse même le bouchon en faisant abattre le diable par le Saint des Tueurs à coup de balles de Walker Colt. Les scènes de gun-fight sont très violentes et mêmes gores. Heureusement, qu'il y a l'humour noir pour ne pas trop gêner le lecteur. Car certains risquent d'être très choqué et même trouver cela dérangeant, malsain.. Au fait, Preacher n'est pas à mettre entre toute les mains. Garth Ennis emploie aussi quelques termes assez crues ! Steve Pugh fait un bon boulot coté dessin. Du classique mais efficace.
La seconde histoire nous propose de revenir sur Tête-de-Fion et de découvrir comment le jeune Root est devenu ce...monstre surnommé Tête-de-Fion. Là aussi, c'est un récit violent, un drame familial qui est à l'origine de ce qui arrive. Ennis écrit un scénario plus chargé en émotion tout en gardant son coté humour noir, pour Tête de Fion. Richard Case assure la partie graphique. certains d'entre vous l'ont découvert sur Shade, The changing Man (autre production Vertigo) ou sur Spider-Man. Son dessin est assez intéressant.
La troisième histoire est la plus irrévérencieuse, la plus dérangeante, la plus politiquement incorrect. Ennis va se moquer du bel héros et joue sur la trame classique de "bel héros" et de la belle. Ici, le beau gosse va se trouver dans la position du looser. ET c'est Jody et T.C., les deux psychopathes du bayou qui vont avoir le rôle des héros. Ce sont deux crétins, genres que l'on verrait bien dans Délivrance sauf que eux sont plus méchant. Jody fait des combats illégaux et massacre même des gorilles quand à T.C., bin, il est un peu...zoophile, dirons nous. Voyez ce qui arrive au chien du policier Hicks. De plus, Jody emballe la belle et le beau gosse finit mal. Tout comme els sbires de Saddam Hopper. Il faut voir le massacre que fait Jody. coté, Conan le barbare est un enfant de choeur. Là aussi, heureusement, que l'humour noir ressort de ces spages car sinon..;pfiouh, quel violence ! Ce qui prouve que la série Preacher n'est pas à mettre entre toutes les mains. Ezquerra fait lui aussi un correct boulot tout en étant dans l'esprit de Steve Dillon.
Au final, ce tome du Preacher est une bonne surprise. Il montre que cette série est une de splus provocantes vu ces dernières années ,mais aussi une des plus passionnantes.
Vous trouverez une introduction de Garth Ennis en début du livre puis, des croquis et commentaires de Glenn Fabry concernant les couvertures de ces séries. Celle du Saint des Tueurs sont vraiment belles.
Une oeuvre culte à ne pas mettre entre toutes les mains.
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