Quatre sur sept. Ce tome est donc celui du milieu. Pas étonnant, dès lors, que l’épreuve du Masuraou évolue et voit sa première phase conclue. Mais pas de précipitation pour autant : plutôt que de passer vite-fait à l’étape suivante, Shin’Ichi Sakamoto, l’auteur, en profite pour créer de l’action en marge du fil conducteur de l’histoire et pour nous présenter plus précisément, par la même occasion, un des adversaires des héros toujours dans la course.
Sans délaisser un certain humour, la série ne rougit pas d’épisodes un peu loufoques tels cette prestation de capoeira « bavarde » des deux jumeaux rappeurs qu’auront affrontés Naruse et Takeshi pour obtenir chacun leur dernier fundoshi : ces deux rivaux atypiques parlent en rythme... et en rimes ! L’occasion de saluer le travail de traduction !
Le dessin est toujours aussi plaisant, et les lecteurs apprécieront notamment les visages : quand ils sont très zoomés, et quand ils sont déformés par les coups ! Ombres, rides, bourrelets... La gamme des détails pour rendre ces peaux réalistes est large et fort bien utilisée !
Bravo une fois de plus pour cet autre tome de
Nés pour cogner. Histoire, dessin et capacité à fidéliser... Tout y est pour qu’on puisse qualifier ce
manga d’action pour ados/adultes de manga complet !