La suite de "Le retour des Tigres Volants" permet enfin de rentrer dans le vif du sujet. En effet, si le premier épisode a largement servi à planter le décor sans trop de moments forts, ce deuxième opus de la trilogie en cours allume les turbos et passe une nouvelle étape dans le scénario. De fait, fort de ces nombreuses rixes aériennes, il nous permet de goûter intensément à l'action pure. Par ce biais, Jean-Michel Charlier fait étalage de toute sa connaissance en matière de combats aériens, alimentée sans aucun doute grâce aux contacts fréquents qu'il entretient avec des spécialistes militaires du genre.
Buck Danny est donc livré à lui-même puisque, pour prêter main-forte à un pays (le Vien-Tân par anagramme du Viêt-Nam) en passe d'être déstabilisé, se lance dans une bagarre que le gouvernement américain ou toute autre nation ne peut cautionner sans mettre le feu au Monde. Cet engagement est synonyme de rythme tant les affrontements aériens sont abondants. On a l'impression d'assister à la projection d'un documentaire animé sur les missions à hauts risques de Gregory « Pappy » Boyington, lui-même ayant fait parti des "Flying Tigers" et repris dans la série télévisée "Les têtes brûlées".
Les "Skyhawk" McDonnell-Douglas A-4 et les jets rebelles à l'apparence des Fiat G.91 n'ont plus de secret pour Victor Hubinon qui, dans cet épisode, s'en donne en cœur joie. La régularité de son trait dans les évolutions aériennes est extraordinaire et nous assure d'un résultat proche de la réalité. Les combats en plein ciel sont très bien restitués et confèrent à cette aventure un attrait indéniable qui ravira les passionnés d'aviation.
Buck Danny et ses coéquipiers s'accaparent le ciel "vientanais". Malheur à ceux qui se trouveront à portée de leurs rockets, il leur en cuira. Un superbe spectacle de ballets aériens pour la bonne cause.
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