Voici donc venu le temps, pour Hagu, de faire des choix et d’ouvrir les yeux sur les sentiments de trois hommes de sa vie. Cruel dilemme car, en amour, elle le constate, il n’y a aucune logique scientifique ni aucune vérité sur laquelle véritablement s’appuyer.
Dans ce final, une grande place est donnée à la réflexion sur l’amour, son rôle, ses conséquences. Chacun des héros semble trouver une réponse à de nombreuses questions qui le tarabustait jusque-là. Et si, en amour, il y a des gagnants et des perdants, la conclusion reste largement optimiste pour tous les personnages, même si – pour certains – l’ambiance est évidemment mélancolique.
En trouvant ses réponses, tout comme les autres protagonistes, Hagu signe la fin d’une série qui fait aujourd’hui référence dans le monde du
shojo. Umino Chica aura réellement su faire vibrer ses lecteurs à travers les aventures sentimentales de ses personnages grâce à sa manière de retranscrire les émotions, tant au niveau des textes que des dessins, qui semblent souvent avoir la légèreté de l’amour. L’humour fut aussi une recette du succès rencontré. Seule la construction parfois confuse du récit aura pu déstabiliser le lecteur.
Le final de la série occupe la moitié du dixième tome. Le livre est complété par quatre petites histoires. Il y a notamment deux épisodes bonus de Honey and Clover et une histoire courte intitulée L’opéra des étoiles. Elle a été écrite spécialement par Chica pour un numéro spécial du magazine « Comic Cue » centré sur le thème « et si vous possédiez un outil secret de Doraemon ». La vision qu’en donne l’auteur est très réussie. C’est une histoire aussi originale que jolie qui se déroule sur une autre planète. L’amour y scintille une fois de plus, avec une très large place aux liens qui unissent enfants et parents. Un récit court mais aussi très poignant.