Voilà, c'est finit.
Pendant 60 numéros, cette série arriva à tenir son lectorat fidèlement. Ce qui la détermina et fit certainement parti de son énorme succés c'est la qualité indéniable de l'écriture de Vaughan qui su très bien rendre cette série très cohérente et constante surtout. Le graphisme de Guerra, sans être remarquable, participa aussi à cette impression de netteté, on a le sentiment que Y n'était pas un
comics sensationnaliste avec des tonnes d'effet, non, c'est classique graphiquement, sans excès mais ça fonctionnait et c'est le principal !
Ce dernier tome, donc, est bien dans le ton du reste, Vaughan conclue son histoire mais d'une certaine façon ne répond pas à tout, il nous laisse comprendre ce qu'on veut et surtout instaure un doute sur la véritable raison de ce cataclisme à l'origine de la série, j'aurais, pour ma part plutôt tendance à opter pour cette deuxième raison murmurée aux oreilles de Yorick par Alter pour le menacer, c'est plus crédible que cette révélation du tome 9 ! Néanmoins les deux derniers épisodes de ce tome sont remarquables, très forts et plein de non dits et de frustrations qui font qu'on ferme la dernière page en s'imaginant une suite ou une fin à notre façon.
En repensant à toute cette histoire je reste assez admiratif, globalement, tout a fonctionné sur un concept en soi très simple mais utilisé et exloité avec beaucoup d'originalité ! On est loin des effet sensationalistes comme je le disais plus tôt car ici tout est porté par les personnages et Vaughan a vraiment tenu à en faire des gens normaux, avec qui il est facile de s'identifier, pas de perso super puissants et infaillibles, dans Y les "héros" peuvent être lâches, se faire battre et même parfois perdre pour de bon, c'est ce côté très humain qui avant tout a rendu cette série célèbre. Peut-être que dans quelques années, je reprendrais ces 10 tomes et que je les redévorerais, j'en suis sur, en attendant je ne saurais que vous conseiller de découvrir Y the last man, dépêchez vous !