Un album assez transitoire, pas forcément très intéressant en soi, si ce n'est qu'il amène une thématique chère à Bendis, la confrontation du héros au monde réel. En effet, ce fameux Tigre Blanc (personnage créé dans les années 70, il eu droit à sa série, à ses team-up etc, mais depuis il est sérieusement tombé dans l'oubli, l'occasion rêvée de se débarasser de lui à moindre frais pour faire passer un message !) n'est en soi pas très important, ce qui l'est c'est ce qu'il représente, un héros déchu qui est accusé de meurtre, comment peut on réellement défendre un gars comme lui, est ce que ses effets de service peuvent suffir à l'affranchir de tout ? N'oublions pas le contexte aussi, Matt Murdock est accusé d'être Daredevil, cette révélation mettrait en danger à la fois son métier, sa crédibilité mais surtout ses proches. Devenir le défenseur du Tigre peut à la fois être un bon point comme un point très négatif. Bendis se défend bien, il traîne un peu en longueur, certes, mais ça se lit très bien, on ressent bien la tension qui règne entre les différents partis. Par contre le choix des dessinateurs est à la fois pas trop mal comme assez mal ajusté, je m'explique, Gutierrez a un style très clean, mais il veut trop coller à l'approche de Maleev en rajoutant des photos d'objet par ci par la, le découpage n'est pas toujours très heureux et le résultat métissé pas toujours très convainquant ! Quand à Dodson, que vient il tout simplement faire là ?
Le dernier châpitre ouvre le prochain arc: "Lowlife" ou l'assenscion/chute du Hibou comme nouveau mâitre de la pègre à New York. On retrouve le Bendis habituel et on devine que le rythme va encore ralentir. Il ne se passe vraiment pas grand chose, il se contente de placer ses billes tranquillement, digressant par-ci par-là, on rencontre la nouvelle petite amie de Matt: Milla Donovan, aveugle elle aussi. Sans en avoir l'air l'histoire se lance. Mais le véritable plaisir de ce numéro c'est de retrouver Alex Maleev, même si sa technique photographique a de quoi énerver je trouve que cela correspond merveilleusement au ton de la série, une touche qui va marquer longtemps Daredevil, c'est sur !
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