32 pages de bandes dessinées composent la première partie de ce livre qui se veut également un artbook au vu des chapitres qui suivent : l’un conçu sous la forme d’un recueil de notes de voyages rédigées par 7 des personnages rencontrés dans la partie BD, et l’autre mis en page de manière encyclopédique autour du thème des Eniripsas, ces soigneurs de l’univers de Dofus.
Au format de titres comme
Pandala ou
Chaosland,
Les mains d’Eniripsa est un très bel objet-livre doublé d’un véritable collector pour les fans des univers ludiques des éditions Ankama. Certes, les lecteurs à qui le concept de ces univers est encore étranger taxeront éventuellement cet ouvrage d’avoir un contenu de magazine vendu au prix d’une BD (voire un peu plus cher), mais il n’en reste pas moins que ce contenu est d’une qualité graphique excellente dans son genre. Aussi, n’importe quel amateur de belles réalisations informatiques saura apprécier le résultat même s’il ne se sent pas concerné par la fièvre Dofus / Wakfu.
Typés
manga, personnages, actions et décors sont représentés avec réel dynamisme. Pour cela, les compositions des vignettes sont bien pensées, usant généreusement de flous, d’effets de lumière, de choix de couleurs ou encore de mises en place originales des différents plans de l’image. C’est vraiment bien fait. L’histoire en elle-même, après, est sympa, voire mignonne, mais sans réel plus.
Les chapitres 2 et 3 sont agréables à lire (sauf peut-être une ou deux pages de carnets de route où les calligraphies sont un peu difficiles à déchiffrer). Ils permettent en tout cas aux fans d’avoir "de la matière" qui se dévore un peu moins vite que les planches BD !
Bravo aux auteurs Nicolas Devos et Arnaud Dewaele qui peuvent sans crainte envoyer la suite !