Quand il le faut, la joviale triplette bien franchouillarde des Pieds Nickelés sait servir la juste cause, surtout si c'est aux dépens d'une riche institution et que ladite institution a osé marcher… sur les pieds de ces derniers. En cet épisode, les évincés se dissipent sans pour autant contre-attaquer et affrontent indirectement les attaques dénigrantes de leurs adversaires.
Montaubert a choisi comme lieu d'ébats "nickeléens" le cadre enchanteur du cirque. Grâce à ce lieu de féerie en tout genre, il dissipe ses personnages afin de leur permettre de réaliser toutes sortes de coups délirants. La bonne humeur est de mise, du début à la fin, malgré les affronts à répétition du directeur du cirque royal qui joue le rôle de la poire de service. Cette fois-ci, l'individu lambda est épargné et s'allie sans contexte aux 3 roublards professionnels.
On sent comme un regain de verve scénaristique grâce aux nombreux jeux de mots employés à bon escient et qui donnent un engouement non négligeable à l'aventure. L'humour y est excellent et se déguste naturellement à grosses lampées.
Pellos s'en tire à merveille dans ses graphiques pleins de ressources, dotés d'une colorisation, semble-t-il, un peu mieux adaptée. Les caricatures qui y défilent sont d'une expressivité machiavélique et apporte cette raillerie exubérante.
Foi de Brutus, les Pieds Nickelés ne sont pas de si mauvais maîtres. Laissez-vous donc séduire par les rois de l'harangue et assistez à l'unique représentation des plus sympathiques clowns que les planches ont pu porter.