Walkin’ butterfly. "Le papillon qui marche". Par ce choix de nom de série, l’auteure Chihiro Tamaki a d’une part voulu intégrer la notion de la marche dans son titre, puisque l’histoire va se passer dans l’univers des défilés de mode. D’autre part, elle a choisi d’évoquer le papillon pour sa métamorphose le voyant passer de la laide chenille au poétique volatile. De là, pas de doute à avoir sur l’issue du récit : on nous ôte une bonne partie de la surprise en nous faisant d’office comprendre que la girafe va finir par se transformer en gracieux cygne. Mais on sait bien aussi qu’en
manga, ce n’est parfois pas tant la fin qui compte mais les moyens utilisés pour y parvenir.
La mangaka présente très bien son personnage principal dans ce premier tome. Son caractère, son identité, ses relations avec son entourage... Et elle en fait quelqu’un de si déterminé (regardez la couverture, ou assistez à cette scène choc de son déshabillage "en public" !) qu’on a envie de voir comment elle va se débrouiller. Logique. Notons que Chihiro Tamaki avoue ne pas connaître grand chose à l’univers de la mode. Pour sa défense, elle brandit l’argument de sa propre curiosité l’ayant poussée à se jeter à l’eau et affirme qu’elle fait de ce handicap un atout puisqu’elle découvrira ainsi ce monde en même temps que son héroïne.
Le dessin est classique, avec assez souvent des vignettes au graphisme plus simple, plus caricaturé. Sur ce point, on peut espérer qu’il y aura amélioration en même temps que Michiko marchera vers son objectif tout esthétique.
Enfin, une interview de l’auteure, dans laquelle quelques petites choses du tome 2 sont dévoilées, vient compléter ce premier tome qu’on prend du plaisir à lire. Avis aux amateurs !