Wilderness

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

SOLEIL

Genre :

Adaptation

Drame

Roman Graphique

Sortie :
ISBN : 9782302072640

Résumé de l'album Wilderness

En 1899, une tempête frappe les côtes de la Péninsule Olympique. En ces lieux isolés de l’ouest américain demeure Abel Truman, ancien soldat sudiste marqué psychologiquement par la guerre civile et également par un drame familial. Ressassant ses terribles souvenirs, il vit chichement au jour le jour en compagnie de son chien. Un jour, après avoir tenté de se noyer, il décide de partir. Il finit par tomber sur deux sinistres individus qui lui volent son animal. Laissé pour mort, le vieux Abel est recueilli par des indiens qui tentent de le soigner. Au bout d’un certain temps, il se remet de ses blessures et, grevé par une maladie insidieuse, se décide à se lancer sur les traces de son chien et de ses agresseurs. C’est lors du contact avec ces derniers qu’il tombe sur le noir Glenn Makers qui l’entraîne chez lui. C’est sous le toit de celui-ci qu’Abel va se confier sur son passé guerrier et trouver en quelque sorte sa rédemption.

Par Phibes, le 06/07/2020

Notre avis sur l'album Wilderness

Mise en lumière par les éditions Soleil, Wilderness est originellement un roman réalisé par l’écrivain américain Lance Weller, publié en 2012 et qui a connu un franc succès à sa parution. Aujourd’hui, grâce à Ozanam et Bandini, deux artistes du 9ème art, cette œuvre se voit proposée dans un autre format, celui de la bande dessinée.

Se déclinant en un one-shot, cet imposant album nous sensibilise sur la dramatique aventure d’un vétéran de la Guerre de Sécession, profondément traumatisé par ce qui l’a vécu 35 années plus tôt lors de la bataille de la Wilderness. A la faveur d’une grande fidélité à l’œuvre, le scénariste Ozanam a procédé à un découpage averti qui lui permet d’alterner les époques, entre souvenirs d’Abel et vicissitudes présentes. Par ce biais, on découvre avec une certaine émotion ce qui a pu perturber au plus haut point le personnage central à savoir l’impact de ces batailles meurtrières et qui semble tourner en boucle dans son cerveau. Par ailleurs, la vie ne lui faisant pas de cadeau, on le voit au présent dans ses vieux jours malade et martyrisé par d’autres. Il ne fait aucun doute que le message est assurément profond et démontre sans ambiguïté que certaines destinées peuvent atteindre des sommets en matière de malheur.

De fait, la tonalité de cet album est on ne peut sombre et à la suite d’un déclic, a la particularité de se transformer en un voyage à sens unique. Dans cette quête de rédemption qui s’annonce, Abel nous dévoile toute cette noirceur intérieure qui le gangrène et qui le pousse à chercher des décisions qui ne lui réussissent pas forcément (la noyade par exemple). Par ces faits, on reste littéralement accroché à ce personnage que l’on prend presqu’en affection, à l’instar d’autres comme Ned, Dexter, Glenn…).

On saluera la partie graphique réalisée par Bandini, dessinateur fidèle à Ozanam (ils ont en commun Face contre ciel, Les âmes sèches…). En effet, pour illustrer l’équipée tragique d’Abel, l’artiste à adopter deux principes picturaux selon les époques, l’une en noir et blanc ponctué de bleu ou de jaune, l’autre en couleurs. Selon un concept graphique « en petitesse » parfairement maîtrisé, Bandini trouve ici une expression qui bénéficie d’un certain réalisme dans ses effets. On applaudira sa colorisation on ne peut plus impressionnante qui donne de réelles ambiances d’espace, de dépaysement, de naturalité…

Une excellente adaptation frappante sur le traumatisme des actions guerrières qui donne réellement envie de lire le roman originel.

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Nos interviews liées

Antoine Ozanam pour Seconde Chance

Sceneario.com : Bonjour Antoine, avant tout chose on peut peut-être commencer par la fameuse question : quel est ton parcours ?
Antoine Ozanam : J’ai mis longtemps à comprendre qu’il y avait plusieurs métiers dans la BD. Donc j’ai suivi un cursus artistique. Je suis passé en coup de vent à saint Luc à Bruxelles et je me suis orienté dans la vidéo. Je suis revenu à la BD par la suite comme scénariste ce qui me convenait mieux. Sceneario.com : Tu es un auteur qui aime aborder des genres différents avec souvent un esprit de liberté. Quelle est ta démarche en tant que scénariste de bandes dessinées ?
Antoine Ozanam : Résumer ça avec le mot liberté, c’est plutôt bien. Enfin, j’espère tendre vers la liberté. C’est un long parcours. Autant dans l’approche narrative que graphique. Mais pour dire vrai, j’y vais au feeling. La rencontre avec les dessinateurs fait le tout. Il faut que j’aime le dessin de l’auteur et après on parle ensemble [...]

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