Vivre à en mourir

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

LE LOMBARD

Genre :

Guerre

Historique

Sortie :
ISBN : 9782803634392

Résumé de l'album Vivre à en mourir

Marcel Rayman est jeune et idéaliste. Il est juif en pleine guerre, on se trouve en 1941 et il est important de résister contre ces vagues de déportations, de signifier aux antisémites que trop c'est trop. Alors Marcel entre en résistance, il rejoint la clandestinité et commence, avec ses collègues une série d'attentats. Mais les allemands et les pétainistes resserrent leur étau... Il y a des dénonciations, plus personne n'est protégé !

Par Fredgri, le 12/05/2014

Notre avis sur l'album Vivre à en mourir

La guerre, le grand sujet, une période ou les hommes se révèlent soit dans leur lacheté soit dans leur courage !
Cet album recouvre la période qui va de 1941 à 1944, on suit le jeune Marcel Rayman dans son combat, dans sa clandestinité. On voit autour de lui que la tension monte, que la communauté juive est stigmatisée grâce à une propagande agressive et mensongère. On comprend parfaitement les raisons qui ont poussé ces jeunes gens à s'engager dans ce combat désespéré, à répondre par le "dent pour dent" qui va les amener progressivement devant le peloton d'exécution !

Le scénario rend donc hommage à ces hommes, à cette période troublante. Néanmoins il se cantonne aussi beaucoup des des évidences, sans tenter d'amener davantage de profondeur. Ce qu'on lit ici on le sait tous plus ou moins, il n'y a aucune réelle découverte, d'autant que les auteurs ne se perdent pas dans l'émotion, dans le pathos, juste dans des petits trucs narratifs. Le constat est froid, sans appel !
Toutefois, on ressent bien le processus dans lequel se jette Marcel, cette tension vitale qui le pousse à prendre les armes. On voit bien qu'il y a un gros travail documentaire en amont, que le sujet est sensible, mais je trouve juste que les personnages manquent d'épaisseur, en fin de compte !

Graphiquement, Jeanne Puchol rend une très belle copie, assez vivante, avec un trait très beau et vibrant !

Même si cet album ne brille pas par son originalité, il n'en demeure pas moins un témoignage important, un acte de mémoire pour qu'on se souvienne de ces jeunes résistants courageux qui osèrent lever le poing contre l'ennemi.
Morts pour la France !

Par , le

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Moi, Jeanne d'Arc

Sceneario.com : Vous affichez une vision de la Pucelle fort éloignée de la guimauve patriotique habituelle, est-ce par provocation?
Valérie Mangin : Au départ, non. Mais c’est vrai que l’album est vécu comme une provocation par certains lecteurs. Traditionnellement,  Jeanne d’Arc est une sainte. C’est la Pucelle comme vous le dites dans votre question, alors la montrer « à poil », ça ne se fait pas… même en 2012 !
Pourtant, je n’ai pas eu l’impression de lui manquer de respect. Au contraire, je lui ai rendu son humanité. Pour moi,
Jeanne d’Arc est d’abord une vraie femme avec un corps, des émotions et des pulsions sexuelles. Ensuite c’est une femme qui a soif de liberté et d’accomplissement. Elle ne devient pas sorcière puis chef de guerre parce que Dieu ou le Cornu le lui ordonnent mais par choix personnel, pour vivre pleinement sa vie [...]

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