Viktor

Dessinateur :


Scénaristes :



Coloriste :


Éditions :

LA BOITE A BULLES

Collection :

La malle aux images

Genre :

Adaptation

Contes

Intimiste

Roman Graphique

Sortie :
ISBN : 9782849530948

Résumé de l'album Viktor

C’est l’histoire de Viktor, un tout jeune garçon qui vit seul avec sa grand-mère au cœur d’une sombre et oppressante forêt. Un jour, une tempête cause quelques dommages, des arbres sont abattus et pour la première fois Viktor aperçoit le ciel et les étoiles. Totalement fasciné par leur éclat, Viktor n’a dès lors de cesse de vouloir en posséder une jusqu’ai jour où il quitte sa maisonnette en quête du fameux astre…

Par Melville, le 27/04/2010

Notre avis sur l'album Viktor

Avec Viktor, Tommy Redolfi, propose une adaptation de L’étoile de bois de Marcel Schwob. Une première fois éditée en noir et blanc en novembre 2007, c’est aujourd’hui dans ça version couleur qu’on la retrouve.

L’histoire est construite comme un conte et sans révolutionner le genre, l’univers sensible développé par Tommy Redolfi se démarque de l’approche « enchanteresse » classique. Ce qui fait vraiment le charme de cette histoire c’est l’atmosphère oppressante, presque macabre qui s’en dégage et qui contraste au final avec le propos du récit. On y retrouve en cela un petit quelque chose du grand Tim Burton. Tommy Redolfi ancre son récit dans la magie, mais une magie discrète et distillée ça et là.
Ce qui est à la fois quelque part assez déroutant, mais également très intéressant, c’est que le petit Viktor est quasiment constamment confronté à lui-même, les personnages qui gravitent autours de ce jeune héros ne sont que très peu nombreux et malgré se dépouillement le récit est profondément vivant. Quête de soi, voyage initiatique, tout ici est métaphore, symbolique et poésie.

L’histoire est portée par une mise en scène que l’on pourrait qualifiée de chaleureuse, de tendre même. Tommy Redolfi, n’utilise dans sa bande dessinée pas de règle pour tracer le contour de ses cases ou de ces bulles et le lettrage est à la main : des petits détails peut-être, mais qui traduisent bien la générosité du récit et qui instaurent une proximité, pour nous lecteurs, avec ce que l’on est en train de lire.
Le dessin de Tommy Redolfi avec son crayonné encore très présent transpose avec justesse et élégance cette atmosphère inquiétante et macabre, et adoucie par une mise en couleur chaude.

Viktor est une jolie surprise et je ne peux que vous inviter à le découvrir. Son auteur s’appelle Tommy Redolfi et tout ça ce passe aux éditions de La boîte à bulles.

Par , le

Nos interviews liées

Tommy Redolfi

Sceneario.com : Bonjour Tommy Redolfi ! Illustrateur et auteur de bandes dessinées, votre premier titre, Rayban Dog, paraît en 2003 aux éditions Paquet alors que vous n’avez que 24 ans. Pouvez-vous nous résumer votre parcours artistique et nous rappeler dans quelles conditions s’était déroulée votre première recherche d’éditeur ayant abouti ?
Tommy Redolfi : Après un bac L, j’ai intégré l’école d’arts graphiques Emile Cohl à Lyon. J’y ai passé 4 années à étudier tout ce qui concernait le dessin (modèles vivants, BD, animation, sculpture...) C’est pendant mes deux dernières années de scolarité que j’ai rencontré Pierre Paquet (des éditions Paquet) qui venait souvent avec ses auteurs à la librairie Expérience. Pour les regarder travailler, mais aussi pour jeter un coup d’œil aux books [...]

Lire la suite ›

Svart : coloriste, mais pas que...

Sceneario.com : Bonjour Svart ! Avant toute chose, pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer d’où vous est venue l’idée de ce pseudonyme ?
Svart : Bonjour ! Alors... Je m’appelle Fabrice Gagos, ça fait bientôt 14 ans que j’ai 17 ans, et certainement pas toutes mes dents : ça fait longtemps que je ne les ai pas comptées ! Quant à « Svart », ça vient de mon passé de super héros, mais j’ai raccroché car c’était pas rentable financièrement. En vrai, je voulais un pseudo car le fait de signer de mon nom me donnait l’impression de remplir une copie, comme à l’école, ou ma feuille d’impôts ! Bref...

On m’a souvent comparé à un nain : trapu, barbu, grognon... Je sais pas trop où on est allé chercher ça mais le fait est là ! A la base, comme j’avais l’idée de monter une sorte de studio, le Svartalfheim qui est, dans la mythologie nordique, le pays des Nains (en réalité, c’est le mondes des elfes noirs, souvent confondu avec Nidavellir, domaine des Nains, mais Nidavellir même si c’est joli, ça me parlait moins ^^), me semblait donc un nom approprié (en faisant disparaître le « f », quand même) De là, comme finalement je me suis mis à bosser en solo, Svart s’est un peu imposé comme pseudo (parce que Svartalheim c’ est trop compliqué, faut avouer) [...]

Lire la suite ›