ATTENTION : CONTENU RESERVE
A UN PUBLIC AVERTI

Les images et textes à caractère érotique, pornographique ou violent contenus dans cette page peuvent choquer certaines sensibilités.
En affichant cette page, vous déclarez prendre vos responsabilités vis-a-vis de ce contenu.

Afficher Sortir

VERNON SULLIVAN ALIAS BORIS VIAN #4 Et on tuera tous les affreux

voir la série VERNON SULLIVAN ALIAS BORIS VIAN
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

GLENAT

Genre :

Adaptation

Adulte

Drame

Policier

Sortie :
ISBN : 9782344020128

Résumé de l'album Et on tuera tous les affreux

A Los Angeles, Rock Bailey est le genre de bellâtre athlétique dont toutes les femmes raffolent au plus haut point. Ce dernier le sait bien évidemment mais se refuse à céder à la moindre sollicitation féminine, se donnant encore quelques temps, du moins jusqu’à ses 20 ans, avant de faire le grand saut. Un soir, alors qu’il a décidé de passer une agréable soirée au Ciro’s, il est agressé à l’entrée de la boite de nuit et se réveille quelques instants plus tard dans une pièce aussi dénudée que lui, en présence d’une beauté blonde qui n’aspire qu’à lui faire du bien. Se refusant à elle, il est à nouveau assommé par de curieux infirmiers et un docteur qui lui prélève un max de son énergie. Il se retrouve le matin, rhabillé et tout courbaturé, au bord d’une route. Il est récupéré par un taximan qui le raccompagne au Ciro’s. Là, il découvre le cadavre d’un homme gisant dans la cabine téléphonique des lieux et apprend par son ami journaliste Gary que la victime, bonnet de la drogue, était de mèche avec celui qui l’a assommé la veille. Eu égard à son étrange nuit, Rock décide de se transformer en détective. Son enquête va l’entrainer dans un milieu où, sous le couvert de disparitions, sont pratiquées des expériences contre-nature.

Par Phibes, le 13/01/2021

Notre avis sur l'album Et on tuera tous les affreux

Avec Et on tuera tous les affreux, Jean-David Morvan termine sa mise en lumière des fameux romans (au nombre de quatre) écrits par Boris Vian sous le pseudo Vernon Sullivan dans une verve ô combien différente et plus sulfureuse de celle qu’il produisait sous son vrai nom. A l’instar des précédentes adaptations, ce nouvel album nous plonge dans les ambiances américaines des années 50 et plus particulièrement celle de Los Angeles où un jeune dandy va se transformer en investigateur patenté pour lever le voile sur d’inquiétantes manipulations sur le genre humain.

Si le récit se nourrit d’une bonne trame policière associée à une certaine violence, il n’en demeure pas moins qu’il a l’avantage de se détacher très sensiblement des trois autres histoires. En effet, l’on ressent dès l’ouverture que l’auteur originel a souhaité donner aux péripéties de Rock une grande part de légèreté bien qu’il y soit question de manipulation d’êtres humains, de culte de la beauté (thématique qui reste toujours d’actualité) et de dénigrement sélectif. Pour cela, il n’hésite pas animer son personnage principal sous le couvert d’un humour assez corrosif (atteignant même un certain délire) associé, eu égard à l’intrigue, à une consonance sexuelle bien prégnante et in fine à une touchefantastique.

Une fois encore, Jean-David Morvan fait un très bel effort d’adaptation. L’artiste nous livre un récit qui reste efficace dans son ensemble et qui nous transporte dans une grande succession d’évènements ô combien détonants chapitrés avec habileté. La tonalité ambiante reste conforme au roman d’origine et se veut irrésistible si bien qu’on arrive facilement à se prendre au jeu cocasse de ce héros musculeux, sans peur et sans reproche, qui n’en finit pas de faire des découvertes surprenantes.

Cette adaptation vaut également par la qualité de la mise en images signée Ignacio Noé. Amateur de récits érotiques mais aussi de récits historiques (Helldorado, Jeanne d’Arc dans la saga Ils ont fait l’Histoire…), cet artiste a, de par la rondeur, le réalisme de son dessin et une colorisation appuyée, un style qui sied superbement à cette adaptation. Jouant très judicieusement sur la beauté de ses personnages, sur leurs atours et sur leurs nombreuses expressions bien caractérisées, le tout associé à un travail sur les décors des années 50 impeccable, il génère de la part du lecteur une réelle adhésion.

Une adaptation réussie qui a l’avantage de faire découvrir Boris Vian/Vernon Sullivan sous un format illustré de belle qualité.

Par , le

Les albums de la série VERNON SULLIVAN ALIAS BORIS VIAN

Nos interviews liées

SERIAL KILLERS nouvelle collection chez Glénat

Aubert pour Sceneario.com: Jean-David, comment êtes-vous arrivé sur cette nouvelle collection chez Glénat ? Qui a proposé ce thème ? Vous, Stéphane Bourgoin ou votre Editeur ?

Jean-David MORVAN: Je suis un enfant des serial killers, même si ça parait bizarre à dire. A 12 ans, j'ai lu Dragon Rouge, le livre de Thomas Harris qui précède le Silence des Agneaux. Après, et pendant des années, il n'y avait que des histoires de serial killer, tout le temps, partout : Cinéma, romans etc. Y'en avait qui étaient passionnantes, mais au bout d'un moment, c'était lassant. Il y avait toujours des scènes gores, d'autopsies. Je m'en suis un peu lassé. Un jour, Séverine Tréfouël, avec qui je travaille sur divers projet, m'a parlé de ça, en me disant que cet aspect psychologique des serial killers était très intéressant, avec une approche différente des gens par rapport à ma génération, même si nous n'avons pas tant d'années de ça de différence [...]

Lire la suite ›

Un entretien avec Jean-David Morvan

Un entretien avec Jean-David Morvan


Interviewer : Olivier
Montage: Olivier [...]

Lire la suite ›

Jean-David MORVAN et Philippe BUCHET pour leur série Sillage

Jean-David MORVAN et Philippe BUCHET nous parlent du tome 16 de leur grande série Sillage.
    Interviewer : Vincent
Images et Son : Mat
Montage: Vincent [...]

Lire la suite ›

Jean David Morvan.... et Spirou

Sceneario.com : Le tome 49 de Spirou vient de sortir. Pouvez-vous nous en raconter l'histoire de sa conception ?
Jean-David MORVAN : Hmm, l'idée d'envoyer Spirou à Tokyo date d'avant la création du 47. Je veux dire qu'avec Laurent Duvault de Dupuis, nous avions planifié les thèmes de 4 albums. Tokyo arrivait en troisième position. On s'y est tenu.
Je pense que c'est la ville qui fait rêver les nouvelles générations, elle a supplanté New-York. Et comme Spirou est une BD pour les jeunes...


Sceneario.com : On remarque tout de suite les costumes : rouge pour Spirou et bleu pour Fantasio. Ces couleurs sont souvent indissociables de nos héros. Hasard, ou volonté de conserver ce « code couleur » ? C’est important de ne pas choquer le lecteur, de garder les caractères des personnages ?
Jean-David MORVAN : Eh bien, ce n'est pas nous qui avons inventé ces codes couleurs [...]

Lire la suite ›

Interview de Jean-David Morvan sur l'univers Sillage

Sceneario.com: Mr Morvan, bonjour et merci de bien vouloir répondre à nouveau à nos questions ! Vous n’êtes plus à présenter dans le milieu de la Bd avec vos travaux sur Sir Pyle, Nomad, TDB… Pouvez-vous néanmoins résumer votre parcours jusqu’à aujourd’hui pour les nouveaux venus dans le monde de la Bd ?
Jean-David Morvan: Fan de BD depuis que j'ai 11 ans en lisant un Valérian. En cherchant la suite, je suis entré dans un magasin de BD et j'ai découvert toute la production "adulte" des années 80. J'ai décidé que ce serait mon métier. Passé en coup de vent à l'école st Luc, signé un premier contrat avec Zenda : ventes 1200 ex et solderie. Mais Nomad chez Glénat a lancé la machine un an plus tard.

Sceneario.com: Dans quelques mois, les fans auront l’immense joie de retrouver les péripéties de Nävis, héroïne de la série Sillage, que vous réalisez avec Philippe Buchet [...]

Lire la suite ›

Jean-David MORVAN

Sceneario.com: Pouvez vous vous présenter? (études, parcours professionnel...)
JD Morvan:JD Morvan, scénariste de BD. Bac A3, institut saint-Luc section BD quitté avec pertes et fracas pour incompatibilité de vision avec les profs. C'est ce qui m'a poussé à demander à mes amis s'ils n'avaient pas envie d'illustrer certains de mes scénarios (je ne me sentais pas encore au point au dessin, et c'est donc comme ça que j'ai finalement arrêté de dessiner). Et je suis allé les montrer à des éditeurs, et c'est Zenda qui a dit oui pour Reflets Perdus, mon premier album avec Sylvain Savoia. Du coup je ne suis plus allé aux beaux arts de Bruxelles où j'étais inscrit et ils m'ont viré.

Sceneario.com: La bande dessinée abordée par Morvan, c'est du polar (Al Togo), de l'héroic Fantasy (Troll), de la bd jeunesse (Merlin), la sf (TDB, Sillage, HK) etc... quel est votre genre préféré ? JD Morvan: Je n'ai pas de genre préféré. Je crois qu'on peut raconter des choses intéressantes dans tous les genres [...]

Lire la suite ›