VALERIAN & LAURELINE #2 Intégrale, volume 2

voir la série VALERIAN & LAURELINE
Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Action

Science Fiction

Sortie :
ISBN : 9782205060379

Résumé de l'album Intégrale, volume 2

(Contient: "Le pays sans étoile", "Bienvenue sur Alflolol" et "Les oiseaux du maître")
Trois nouvelles aventures de Valérian et Laureline. Bien installés dans leur mission de reconnaissance et d'accompagnement, les 2 agents vont devoir, dans ces trois histoires, surtout secourir trois peuples qui sont soit en danger d'extinction, soit réduits en esclavage, extrapolant ainsi leur rôle et devenant davantage des aventuriers.

Par Fredgri, le 24/03/2010

Notre avis sur l'album Intégrale, volume 2

Alors que dans la première Intégrale Valérian et Laureline se contentaient de remplir leur mission, ici on sent que Christin commence à vraiment tenir ses perso tout en jouant sur leurs limites. Dès les premières pages on sent que Laureline, par exemple, n'est plus vraiment en accord avec les premiers réflexes diplomatiques de Valérian (c'est surtout très visible dans "Bienvenue sur Alflolol" ou elle prend carrément position contre lui et ses supérieurs). Le scénariste va se servir de cette différence et cette dualité pour, très rapidement, appuyer sur le côté absurde de certaines décisions. En cela, Valérian devient vite une série qui ne se contente pas seulement d'être une série d'aventure SF, mais elle devient surtout le champs d'action d'un certains nombres d'idées humanistes de Christin. Valérian étant l'agent obéissant qui suit scrupuleusement les ordres tout en essayant de faire en sorte que tout le monde soit content, alors que Laureline demeure l'élément passionné, idéaliste qui suit les voies du cœur, quitte à rompre avec les consignes, qu'importe. S'en suivent un certains nombres de moments de rupture entre les deux comportements, Laureline n'hésitant pas à vanner son collègue, à critiquer ses discours trop conventionnels, sans risque, langue de bois. Par contre la belle a aussi tendance à foncer sans se poser de question, sans prendre en compte l'aspect diplomatique.
On sent néanmoins que Valérian gagne du poil de la bête, que même s'il garde en tête son rôle d'agent spacio-temporel au service de Galaxity, il comprend bien les positionnements de cette jeune fille et se demande si ça ne serait pas là la véritable voie...

Alors, en effet, Valérian et Laureline est en quelques sorte le croisement de plusieurs genres, une sorte d'hommage à cette SF pleine de planètes, d'extra terrestre, ce qu'on pouvait lire dans les serials américains (Buck Rogers) ou anglais (Dan Dare qui apparait très vite comme l'ancêtre de Valérian, en plus jovial et intrépide), mais avec un propos moins manichéen, moins basique. Car il y a du fond dans Valérian, et c'est certainement ce qui va le distinguer des autres, en plus de sa fraîcheur et de son incroyable fantaisie.

Mais, ce qui m'a aussi touché, dans ces histoires, c'est cette impression qu'en fin de compte ces deux agents sont les témoins de la fin d'un certain souffle, ou en tout cas d'une époque. Il règne dans ces histoires comme une sorte de désillusion. Juste avant que Christin et Mézières ne créent la série, on avait droit à une certaine SF à papa, légèrement propagandiste. Il y avait certes des Bob Morane, mais, ce genre de SF avait besoin aussi d'un nouveau souffle, et Valérian se présente peut-être comme la transition qu'il fallait entre cette époque et le renouveau qui allait arriver avec la génération de Métal Hurlant, par exemple !

Toujours est-il que ce deuxième volume permet de retrouver avec délice les début de cette série qui va très vite devenir un grand classique de la BD européenne. Espérons que Dargaud republiera ainsi l'intégralité de la série !

Par , le

Les albums de la série VALERIAN & LAURELINE

Nos interviews liées

Jean-Claude Mézières

Un entretien avec Jean-Claude Mézières


Interviewer : Berthold
Image & Son Olivier
Montage: Olivier [...]

Lire la suite ›

Entretien avec Pierre CHRISTIN

Public : Vous êtes scénariste, quels conseils donneriez-vous à ceux d’entre-nous qui souhaiteraient se lancer dans ce métier ?
Pierre CHRISTIN :
A l’époque où j’ai débuté, dans les années soixante, on devenait scénariste un peu par hasard. Il s’agissait essentiellement de travaux pour les magazines destinés à la jeunesse.
Je suis donc rentré dans la BD par effraction. En voyage aux USA avec mon ami Jean-Caude Mézières, on n’avait plus un sous pour se payer le voyage retour. Suite aux conseils d’un ami, Jean Giraud (alias Moëbius), j’ai commencé à envoyer des histoires à un certain Goscinny pour le magazine Pilote. Il s’agissait avant tout de boucler les histoires, des premières idées jusqu’à la publication, dans la semaine. Il fallait aller rapidement, sans forcément connaître le dessinateur auquel serait attribuée l’histoire [...]

Lire la suite ›