URBAN #1 Les règles du jeu

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

Futuropolis

Genre :

Polar

Science Fiction

Thriller

Sortie :
ISBN : 9782754803182

Résumé de l'album Les règles du jeu

Le futur.
Zachary Buss quitte sa ferme familiale et prend le train pour se rendre à Monplaisir. Cet endroit est un immense complexe de loisirs, une grande cité qui est livrée à toutes les formes de plaisirs.
A Monplaisir, Zach est accueilli par Membertou qui sera son coach dans la cité durant six mois. Zach postule pour l'académie de police. Il va découvrir d'entrée la vie dans ce lieu. Peu à peu, il s'habitue à sa nouvelle vie.
Quelques semaines, il affronte Isham, un autre jeune homme qui veut être désigné comme le meilleur flic de Monplaisir. Zach perd le combat.
En attendant, dans la cité, des femmes sont retrouvées mortes...

 

Par Berthold, le 04/08/2011

Notre avis sur l'album Les règles du jeu

Le scénariste Luc Brunschwig a une actualité chargé en cette rentrée 2011. Outre la sortie du très bon Car l'enfer est ici, Futuropolis vous propose une nouvelle série de l'auteur de Lloyd Singer, Urban.

Brunschwig nous entraine dans un futur assez proche pour une histoire dans le genre thriller/SF.
Avec ce premier tome, Les règles du jeu, il nous présente l'univers de Monplaisir, le personnage de Zach et met en place l'intrigue principale. Après la découverte de la cité, de certains de ses codes et de ce qui attends Zach, Brunschwig place peu à peu son intrigue policière avec la découverte de quelques femmes assassinées et de la première mission d'Isham, celui qui a battu Zach dans le combat pour définir le meilleur policier de la cité.
D'ailleurs, nous verrons que la carrière d'Isham risque d'être très courte. Ce tome 1 vous accroche d'emblée. Vous êtes dans une bonne histoire qui vous prend et vous passionne dès les premières planches. Quelque part, cela me fait penser (pour l'ambiance) au film de Ridley Scott, Blade Runner, qui est devenu une réference depuis. Il fait aussi beaucoup de place à l'émotion comme au début avec le départ d'un frère ou encore lorsque Zach découvre l'amour et comme il est naïf, il va commettre de belles gaffes.
Luc Brunschwig a porté ce projet durant de longues années. Il a bien fait d'attendre pour nous offrir ce spectacle, ce récit policier en technicolor et ce drame qui se joue sous nos yeux.

Le scénariste du pouvoir des innocents s'est trouvé un très bon compagnon de route avec Roberto Ricci (Les âmes d'Helios) qui signe ici, pour le moment, l'un de ses plus beaux boulots en tant que dessinateur et coloriste. Il suffit juste comme ça, de regarder l'une de ses planches ou une case pour s'en rendre compte. Il a su instaurer une belle atmosphère dans cette aventure et donner une belle architecture, de beaux designs pour les véhicules dans cette histoire. Oui, nous pouvons dire que le récit de Brunschwig l'a vraiment inspiré. L'artiste rend aussi hommage à quelques héros de cinéma, de bandes dessinées ou de dessins animées dans les premières pages du livre. Saurez -vous reconnaitre Bender, Pinhead, Batman, Dark vador et Leia, Wonder Woman, Robocop entre autres dans ces cases ?

Urban est donc l'une des belles surprises qui vous attends pour septembre 2011. C'est une œuvre visionnaire qu'il ne faut pas rater ! Le futur est là qui vous attends à Monplaisir : ne loupez pas la visite de ce lieu de plaisir et de débauches !

 

Par , le

Aujourd’hui les heures de gloire de la SF se sont un peu fanées, et hormis quelques titres phares, il devient risqué en bande dessinée d’écrire des histoires revendiquant le genre. Mais faisant fi des modes du moment, Luc Brunschwig et Roberto Ricci renouent avec l’esprit de la grande SF pour nous offrir un superbe premier tome d’une série qui s’annonce comme immanquable. Et je pèse le sens de mes mots.

Au scénario, Luc Brunschwig construit un vrai récit de genre avec ses codes incontournables qu’on prend plaisir à retrouver tant ils sont bien amenés. Mais il va également plus loin – et c’est en ce point que l’on peut saisir le talent d’auteur de Luc Brunschwig, en quelque sorte il « renouvèle le genre de l’intérieur ». J’aurais certainement l’occasion de détailler ce point plus amplement dans la chronique du tome 2 (où je disposerai de plus d’éléments pour le faire).
Au dessin, Roberto Ricci se surpasse en nous montrant un travail d’une qualité rare. De son trait et de ses couleurs émane l’atmosphère crépusculaire et suintante de la corruption et du vice comme formidable décor de science-fiction. Le dessin porte la série sur ses épaules et lui donne une âme. Superbe !

Ce premier tome de Urban de Luc Brunschwig et Roberto Ricci est un coup de coup. Un must à posséder d’urgence !

Par , le

Dès la couverture, nous comprenons que l'univers dépeint dans Urban va être foisonnant, riche, mais nous pressentons qu'avec Zach il va y avoir aussi un décalage, quelque chose de plus profond, un malêtre qui va certainement amener le "héros" à réagir.

Ce premier volume est donc, avant tout, une mise en place de cet univers, avec une description de son fonctionnement, de son ambiance. Ensuite, on pose le personnage principal, on explique plus ou moins son rôle, son positionnement dans ce monde qui l'entoure, on introduit une petite intrigue amoureuse et on lance ce qui risque d'être la dynamique de la suite avec ces meurtres irrésolues et ce rôle de super flic. Mais, pour l'instant, ce côté "polar" est encore assez embryonnaire tant l'accent est mis sur le côté SF de la série. On sent qu'il y a vraiment une nécessité de bien baliser le terrain pour ensuite pouvoir développer le reste.
Et on est complètement dans un récit SF bien assumé et incroyablement riche graphiquement. Les références sont nombreuses et le lecteur ne peut s'empêcher, bien sur, de sourire en croisant tel ou tel déguisement, en reconnaissant dans le profil de Zach cet archétype du héros costaud, un brin naïf qui croit encore à ses idéaux, qui arrive, tout neuf, dans cette grande ville qui le déstabilise.

Mais la grande richesse du scénario de Brunschwig c'est aussi de jouer avec ces codes pour amplifier le regard qu'il pose sur une certaine société insouciante, qui ne voit plus les autres, obnubilée par les affres de la facilité, qui n'a plus réellement de valeurs autres que le plaisir et le pouvoir. On n'est donc plus réellement dans une SF basique, ni même dans un simple polar. Le scénariste va une nouvelle fois croiser les genres pour gripper la machine à partir de ses fondations. D'où le sentiment que derrière ces "règles du jeu" se glisse déjà quelques exceptions pour faire réfléchir et envisager la suite d'une façon plus surprenante.

Le scénario est très adroit, avec un sens du rythme incroyable, propre à Brunschwig. Mais au delà de ce scénario c'est aussi une énorme claque graphique. On connaissait déjà le sens des détails, de l'architecture de Roberto Ricci depuis ses albums avec Saimbert, mais là il a monté l'exigence de plusieurs niveaux. Non seulement les décors sont fabuleux, mais en plus il a affiné son trait, le rendant plus vif, plus réaliste aussi. C'est tout simplement sublime. On sent qu'il y a une osmose entre les deux créateurs, que Ricci doit même certainement extrapoler la vision de Brunschwig.

Alors en effet, on attend le dernier tiers pour voir "l'action" réellement démarrer, l'ensemble de l'album servant davantage à positionner l'univers pour présenter le statu Quo à partir duquel vont ensuite se coller les différents éléments de l'intrigue. Malgré tout c'est un premier volume fascinant, plein de promesses à venir !
Un titre à surveiller de très très près (comme toutes les séries de Brunschwig de toute façon !)

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Les albums de la série URBAN

Nos interviews liées

URBAN

URBAN pourquoi ? Comment ?

Nous sommes en 1982. J’ai 15 ans… je suis un élève plutôt dans le haut du classement, mais je ne trouve rien dans l’école qui me motive réellement… En fait, la seule chose qui illumine mes journées c’est la bande dessinée et surtout les comics… les histoires de ces personnages incroyables me touchent bien davantage que tout ce qui se passe autour de moi (si on oublie la fille inatteignable dont je tombe systématiquement amoureux et qui me dit tout aussi systématiquement que je suis un « ami » formidable).
Depuis 4 ans déjà (depuis mes onze ans, donc), je sais que je veux en faire mon métier sauf que… je n’ai pas vraiment de projet… aucune idée forte et un peu personnel qui pourrait faire le bon sujet pour m’affirmer dans ce milieu.
Je suis aussi un ado de son temps (enfin dans certains aspects, moins dans d’autres)… en 1982, on écoute du Hard Rock, on écoute ACDC et je fais comme tout le monde… J’achète Hells Bells, je m’en imprègne, puis je remonte leur discographie et je tombe sur un morceau de Bon Scott qui me fascine littéralement : SIN CITY… j’en aime la musique, la voix étrange mi aigue, mi rocailleuse du chanteur, un peu moins les paroles qu’un Anglais maladroit m’interdit de comprendre vraiment [...]

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URBAN (part 2)

URBAN pourquoi ? Comment ?

Avant de poursuivre l’histoire (tragique) d’Urban, il faut que je vous parle quelques instants de Sébastien Gnaedig, l’homme qui préside aujourd’hui à la destinée éditoriale de Futuropolis (vous verrez, ce n’est pas sans lien avec notre sujet, tout au contraire).
Je connais Seb depuis 1992, année de son arrivée aux Editions Delcourt au poste de chef de fabrication. Le chef de fab est, vous le savez, l’homme en charge de l’impression de nos bouquins. Seb était à l’époque ce qu’il est aujourd’hui encore (Dieu merci !) : une sorte de Zébulon virevoltant et chaleureux fourmillant d’idées, le sourire aux lèvres et l’œil qui frise.
Il devint très vite une des personnalités les plus attachantes des éditions Delcourt, le type vers qui l’on se dirige naturellement dès qu’on met les pieds chez notre éditeur [...]

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HOLMES

HOLMES, comment ? Pourquoi ?

Nous sommes en 1985… j’ai 18 ans… et je ne connais alors rien de Sherlock Holmes. Enfin… pas grand-chose : j’ai vu quand j’avais 11 ans le film La Vie Privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder qui m’a durablement marqué (les 3 canaris morts, le Monstre du Loch Ness, les Nains qui se font passer pour des enfants et ce final merveilleux avec cette espionne allemande qui envoie un dernier message en morse à un Holmes qui ne semble pas insensible). Et c’est à peu près tout.
Je m’étais juré de m’intéresser plus avant à ce personnage et le moment semble enfin venu : j’ai pas mal de temps libre devant moi (de 18 à 20 ans, j’ai vécu une période un peu floue d’études que j’arrêtais inévitablement à Noël pour me retrouver dans ma chambre d’enfance à écrire ce qui seront les balbutiements de mes premiers scénarios) [...]

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LA COLLECTION 32

LA COLLECTION 32

Aujourd’hui, nous allons faire une petite entorse à la règle. Je ne vais pas vous parler d’une de mes séries mais de la seule et unique collection que j’ai eu l’occasion de monter chez un éditeur… la COLLECTION 32 de Futuropolis.
Nous sommes en 2004… en octobre, si mes souvenirs sont bons…
Les éditions Dupuis viennent d’être rachetées par les éditions Dargaud et notre ami Sebastien Gnaedig, directeur des collections Aire Libre, Repérage et de toutes les collections ado-adultes de la maison, inquiet de cette association contre nature (Dargaud et Dupuis sont depuis toujours des concurrents directs, ce qui a toujours servi les intérêts des auteurs) s’apprête à quitter l’éditeur de Spirou pour se lancer dans une toute nouvelle aventure éditoriale : celle des éditions Futuropolis que Gallimard et Soleil souhaitent conjointement relancer après des années d’inactivité [...]

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LA MEMOIRE DANS LES POCHES

LA MEMOIRE DANS LES POCHES
Comment ? Pourquoi ?

 Nous sommes en 1994. J’ai 27 ans, 2 ans de carrière et un ami illustrateur de livres pour enfants qui veut se lancer dans la bande dessinée. Il me demande si je peux lui écrire un scénario mais avant même que je lui réponde, il émet une condition : il veut une comédie. Et rien d’autre.

Pour ceux qui connaissent mon travail, on ne peut pas dire que les rires y fusent à 1000 à l’heure. On serait plutôt dans les histoires sombres, à enjeux nationaux, voir mondiaux. Je suis donc un peu stupéfait de sa demande. Mais en même temps, c’est mon ami. Et puis c’est un challenge qu’il me lance et il est important dans ce métier de ne pas s’encroûter.
Je lui promets donc d’y réfléchir. Et je le fais.

Alors ? Qu’est ce qui me fait rire ? Beaucoup de choses, en fait, mais rien qui me différencie des jeunes adultes de mon âge [...]

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MAKABI – LLOYD SINGER

MAKABI – LLOYD SINGER
Comment ? Pourquoi ?

Nous sommes à la fin des années 90. Deux séries trustent inlassablement les premières places du top des ventes et ce depuis des années : XIII et Largo Winch.
Deux points communs : un même scénariste : Jean Van Hamme, mais surtout et c’est là que ça devient intéressant : un personnage récurrent dont les aventures peuvent se décliner à l’infini.

Je n’ai, jusque là, proposé à mes éditeurs, que des histoires complètes, bouclées en 4 ou 5 tomes (L’Esprit de Warren et le Pouvoir des Innocents). Je n’ai même jamais pensé écrire pour un personnage central (même si mon goût pour le comics me pousserait davantage vers ce genre de séries)… Et, du coup, secrètement, je me lance un défi : et si un éditeur venait me demander de créer un personnage récurrent, pas du tout dans l’esprit comics mais un vrai personnage à la franco-belge, pour la collection REPERAGES de Dupuis ou TROISIEME VAGUE du Lombard, qu’est ce que j’aimerai lui proposer ?
Un challenge idiot entre moi et moi, qui ne servira peut-être jamais mais qui s’avère amusant à méditer [...]

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LE SOURIRE DU CLOWN

LE SOURIRE DU CLOWN

Nous sommes à la mi-janvier 1990. Et pour la toute première fois je rencontre Laurent Hirn.
Oui, je sais, je vous ai déjà parlé de cet événement fondateur en évoquant le Pouvoir des Innocents et pourtant, c’est bel et bien ce même jour, alors que nous parlons de jungle vietnamienne, de décors new-yorkais et de politique humaniste, que Laurent me demande si Le Pouvoir est mon seul projet… ou si j’en ai d’autres ?

Je sens qu’il teste la bête qu’il a en face de lui… et qu’il veut voir ce que j’ai dans le ventre.
Je lui parle donc d’une idée qui me trotte dans la tête depuis un moment. Une espèce de fable se déroulant en France, une petite ville indéterminée au début du 20e siècle, un coin assez pauvre où un curé ressemblant à un ogre, un type rude, un peu cruel et pervers (je pense que j’avais une espèce de Raspoutine en tête), capable de comprendre la psychologie de ses paroissiens d’un seul regard, en décryptant leurs mimiques, leurs façons de bouger, règne sur sa paroisse d’une main de fer [...]

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L'Esprit de Warren

L’ESPRIT DE WARREN : Pourquoi ? comment ?   Nous sommes en 1992… depuis plusieurs mois, un ami dessinateur (Gilles Frely) nous parle, avec des étoiles dans les yeux, de la sortie prochaine de ce que les journalistes annoncent déjà comme « le film le plus terrifiant jamais vu au cinéma » : Les Nerfs à Vif de Martin Scorsese.  De Niro y joue le rôle d’un sociopathe qui sort de prison. Un dingue obsessionnel qui décide de retrouver et de tuer l’avocat qui l’a volontairement planté devant la cour et envoyé directement en zonzon. Le film sort. Je le vois. Et c’est une totale déception. La promesse de la première heure où De Niro file vraiment les miquettes, se dilue dans une traque qui se veut hitchcockienne et moderne mais qui pêche par des personnages irritants dont le sort nous importe peu.  Dommage. J’oublie le film pendant quelques jours, jusqu’à ce que je reçoive un coup de fil de Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents dont le tome 1 est sur le point de sortir) [...]

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Le Pouvoir des Innocents...

LE POUVOIR DES INNOCENTS (pourquoi et comment)
Quand j’ai rencontré Laurent Hirn pour la toute première fois (c’était en janvier 1990 à Strasbourg), une chose l’a profondément marqué : le garçon qui se trouvait devant lui, haut de ses 22 années, timide comme une pucelle, souriant à s’en décrocher les zygomatiques et passablement naïf dans ses propos et sa façon d’aborder les gens, correspondait bien difficilement pour ne pas dire pas du tout, à l’image qu’il se faisait de l’auteur du scénario qu’il venait de lire : une histoire de politique fiction bien dark, très professionnellement écrite par un type avec du vécu qui semblait avoir compris pas mal de choses sur le monde et l’humanité dans sa très large acceptation.    Les deux images correspondaient tellement peu qu’il a passé les 8 jours qui ont suivi à se renseigner, essayant de découvrir si je n’avais pas tout simplement repomper le scénario du Pouvoir des Innocents dans un livre, un comics ou un film qu’il n’avait pas vu ou lu…  Mais, non, c’était bien moi qui avais écrit tout ça [...]

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Un entretien avec Luc Brunschwig

Sceneario.com : Commençons par le tome 4 d’Holmes. (Tiens, au fait, on n'est pas loin de Bob Morane avec Holmes et le personnage du Colonel Moran, l’un des criminels imaginé par Conan Doyle) ! Cette série, avec Cecil au dessin, n’est pas le genre de récit habituel que nous voyons sur le personnage de Sherlock Holmes. Ce n’est pas vraiment une enquête du célèbre détective du 221 Bis, Baker Street ?
Luc Brunschwig : En effet. Lorsqu'avec Cecil nous avons commencé à réfléchir ce projet, nous nous sommes dits qu'il serait fou d'espérer nous montrer aussi fûtés que Sherlock Holmes et son créateur Conan Doyle. Sherlock doit ses incroyables capacités au fait que la société anglaise victorienne était très codifiée. Il « suffisait » donc de posséder une connaissance pléthorique des codes de cette époque pour décoder d'un regard tout un tas de choses [...]

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Luc BRUNSCHWIG

Entretien avec Luc BRUNSCHWIG pour la série URBAN (Editions Futuropolis) durant le 40° Festival International de la BANDE DESSINEE d'Angoulême. (2013).
Luc brunschwig par SCENEARIO Interviewer: Berthold et Melville
Images et son: Mat et Olivier
Montage: Aubert Une interview Off est visible à la fin du montage...Un grand moment de franche poilade. [...]

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Urban : une vision futuriste par Luc Brunschwig

Sceneario.com : Bonjour Luc. Tu as encore une actualité chargée pour cette rentrée 2011. Outre la sortie du nouveau spin-off tiré du Pouvoir des innocents, intitulé car l’enfer est ici (fin août 2011), tu nous proposes aussi Urban (sortie le 15 septembre 2011). Urban est un projet, je crois bien, que tu as porté sur plusieurs années. Peux tu nous raconter la genèse de ce récit.
Luc Brunschwig : En fait, ça remonte à loin, très loin… 1983, pour être précis, ce qui ne nous rajeunit pas. J’avais 16 ans… et j’écoutais du hard-rock comme tous les gamins de mon âge. Iron Maiden (dont un titre m’avait inspiré Angus Powderhill, un récit d’Héroïc-Fantasy), Scorpion et ACDC qui avait écrit dans la période Bon Scott (premier chanteur du groupe) un titre qui sonnait bien à l’oreille SIN CITY… ce titre m’avait fait fantasmé et je me suis mis à imaginer ce qui pouvait bien se cacher derrière lui : l’idée d’une ville vouée à tous les plaisirs, les raisons de son existence… 6 ans plus tard, SIN CITY a même été le second scénario que j’ai proposé à des éditeurs après le Pouvoir des Innocents (bon, un certain Frank Miller m’a soufflé le titre sous le nez, mais je jure que j’avais imaginé mon histoire avant lui) [...]

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Entretien avec Luc Brunschwig pour Lloyd Singer et Les enfants de Jessica

Sceneario.com : Bonjour Luc. Ton actualité récente est donc la sortie du tome 5 de Lloyd Singer qui n’est autre que la série Makabi paru auparavant chez Dupuis, mais aussi la ressortie des quatre premiers tomes depuis janvier 2011 chez un nouvel éditeur Bamboo. Peux tu revenir sur cette affaire qui a du dérouter plus d’un lecteur ?
Luc Brunschwig : Disons qu’il s’agit essentiellement de problèmes de coulisses, qui ne devraient pas concerner les lecteurs… mais avec tous ces changements, il semble légitime d’expliquer ce qui s’est passé. Dupuis a signé MAKABI il y a 10 ans. Dans l’intervalle, un album est sorti, puis deux… puis, la maison belge a été rachetée par Media Participations. Ce rachat a pas mal déstabilisé notre éditeur. Nous avons changé 3 fois en 6 ans de directeurs de collection. Tous ont toujours soutenu MAKABI, mais il est vrai que leurs idées sur la façon de le défendre différaient considérablement [...]

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Luc BRUNSCHWIG un auteur prolifique

Sceneario.com: Comment avez vous rencontré Vincent? Quels éléments particuliers vous ont décidé à travailler ensemble ?
Luc BRUNSCHWIG: Avec Vincent, c’est une vieille amitié… Vincent vient de la même école que Laurent Hirn (le dessinateur du Pouvoir des Innocents). Il habitait Strasbourg à l’époque où moi-même j’y habitais, nous avions quelques amis communs, on se rencontrait lors de mini-festivals organisés autour du renouveau de la BD en Alsace. J’appréciais beaucoup son travail, le côté très graphique de ses univers, son trait très personnel, même si je trouvais que tout son potentiel ne s’était pas exprimé sur sa première série le Cœur de Sang. Il y a chez lui un étrange mélange de force brute (faut avoir vu le gaillard) et de sensibilité (pour ne pas dire, de poésie), un cocktail qui fait toute la différence entre Angus Powderhill et une héroïc-fantasy que je qualifierai de plus classique. Il était vraiment l’homme de la situation.

Sceneario [...]

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