Un petit goût de noisette

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

DARGAUD

Genre :

Amour

Chronique sociale

Intimiste

Vie Quotidienne

Sortie :
ISBN : 9782505060000

Résumé de l'album Un petit goût de noisette

 
Corentin et Éléonore sont voisins. Plusieurs années les séparent, mais cela ne les a pas empêchés de se côtoyer et, avec le temps, de s’apprécier. Puis le jour est venu où la vie les a séparés : Corentin devait partir suivre ses études ailleurs... Avant de se quitter, ils se sont fixé un rendez-vous dans le futur ; une manière de se murmurer que leur amour aurait pu être encore plus intense s’ils avaient eu le même âge... Une manière aussi de se quitter sur une belle promesse pour garder forts ces souvenirs qu’ils auront en commun.

L’amour est comme cela : il s’invite dans les vies sans prévenir. Il passe, il touche en plein cœur ou au contraire hésite et finit par filer sans qu’on ait pu l’attraper... Qu’il blesse ou qu’il transcende, l’amour est l’affaire de tout le monde. Celle de Corentin et Éléonore, mais celle aussi de Manon, de Barnabé, d’Aymeric, d’Abderrazak, de Luna, de Marlène, de Benoît, Chloé et Clara, de Margaux, de Christophe, d’Azul...
 

Par Sylvestre, le 02/02/2014

Notre avis sur l'album Un petit goût de noisette

 
Vanyda excelle dans l’écriture et dans la mise en images de chroniques de la vie quotidienne. On s’en était aperçu avec L’année du dragon, triptyque qu’elle avait réalisé avec François Duprat, et on se l’était confirmé ensuite avec des séries "à hauteur d’homme" comme L’immeuble d’en face ou Celle que... qu’elle avait menées seule. Aujourd’hui, c’est avec ce très beau Un petit goût de noisette qu’elle nous conquiert de nouveau grâce à son dessin, à ses récits et à la sensibilité qu’elle réussit à mettre dedans.

Bien des gens nous sont présentés dans cet album. On n’ira pas jusqu’à dire que des portraits nous en sont dressés car on ne fait que passer rapidement dans leurs vies, mais on est fait témoins de moments forts qu’ils vivent. C’est dans des chapitres différents (dont les titres sont des prénoms) que ces personnages apparaissent, et, si le début de la lecture laisse croire que leurs histoires sont toutes indépendantes, on se rend compte ensuite que des liens existent entre certaines.

On est dans un univers moderne, contemporain. On est dans un registre ado/adulte où le téléphone portable et internet ont leur importance... Pourtant, on est aussi dans la justesse, dans la profondeur, dans les sentiments et dans la poésie. Quitte à passer par la frustration, la tristesse ou l'euphorie... L’amour qui règne sur ces tranches de vies génère des ambiances qui éloignent le côté rébarbatif du présent pour mettre en valeur la magie des instants que Vanyda nous raconte, à son rythme, et avec une mise en couleur savamment dosée, rendue spécifique, par petites touches...

Certains ont voulu nous faire croire des gens normaux qu’ils n’avaient rien d’exceptionnel. Vanyda nous prouve une fois de plus le contraire dans cette touchante galerie de cœurs pris ou à prendre.
 

Par , le

Nos interviews liées

Rencontre avec Vanyda

Sceneario.com : Bonjour Vanyda. Ma première question va concerner tes débuts, puisque le fait d’avoir fréquenté l’Ecole des Beaux-Arts de Tournai t’a fait rencontrer des gens, en particulier François Duprat avec lequel tu as pas mal travaillé et avec qui tu as sorti ta première BD : L’année du dragon. Est-ce que ça te paraissait plus facile de réaliser une première BD avec quelqu’un d’autre plutôt que toute seule ?

Vanyda :
Non, ça s’est fait un peu par hasard. En fait, avec François, on avait remarqué qu’on avait des univers assez proches avec pour chacun, pourtant, une influence différente : lui était plutôt "Franco-Belge" et moi j’étais plutôt "Manga". Puis il y a eu ce concours organisé par les éditions Tonkam dont le thème était les dragons et c’est sur ce projet-là qu’on a décidé de travailler ensemble [...]

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