Un enchantement

Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

Futuropolis

Genre :

Intimiste

Sortie :
ISBN : 9782754806084

Résumé de l'album Un enchantement

Il a longtemps été au gouvernement, il est fatigué. Ce soir, alors qu'il regarde, dans un coin, les invités arriver, la soirée en son honneur s'organise.
Quels imbéciles ! Ils l'agacent, il ne veut rien à faire avec eux, même s'ils sont là pour fêter son apothéose, ses années au pouvoir... Non, juste s'éclipser et traîner ses pas dans les couloirs de ce Louvre où jadis il occupait un modeste bureau. Il glisse entre les ombres, se perd dans un tableau et rencontre une belle inconnue. Elle n'est pas impressionnée par lui, elle glousse même.
Ils vont alors commencer leur errance dans les couloirs, à rêvasser, en écoutant les pas de ceux qui le cherchent, là-bas...

Par Fredgri, le 02/08/2011

Notre avis sur l'album Un enchantement

Comme à chaque fois, les albums publiés en collaboration avec le musée du Louvre sont absolument sublimes, et celui-ci ne déroge pas à la règle.

L'ambiance est très lente, voire contemplative, douce. Certes, le "héros" porte un regard amer sur son passé, mais assez rapidement son regard se pose doucement sur ce qui l'entoure, sur ce qu'il est en train de vivre même.

Alors finalement quels sont les parallèles à faire avec la réalité, de qui s'est inspiré l'auteur etc. Qu'importe, car il se dégage une telle quiétude de ces planches que très vite le lecteur en oublie ce genre de détails pour lui aussi partir se perdre dans ces couloirs en écoutant les murmures qui glissent entre les deux personnages.
Le scénario est donc à la fois très adroit, mais surtout d'une incroyable finesse, une très belle écriture qui sort des sentiers battus, qui ne s'empêtre pas dans une intrigue particulière et qui se contente de couler lentement comme un lent ruisseau.
Graphiquement c'est tout aussi sobre tout en gardant un réalisme très subtil, accentué par une palette assez limitée, toute en teinte pastel, magnifique.

Le Louvre devient à la fois un décor qui vibre, qui prend de l'épaisseur au fur et à mesure de la lecture, prenant vite la place de troisième personnage principal.

Il n'y a pas forcément grand chose d'autre à ajouter. Je me suis vraiment perdu dans cette très agréable lecture... Une très belle occasion de passer une fin d'été, allongé dans un sofa !

Par , le

Je n’ai pas grand-chose à ajouter à l’avis de Fredgri. En fin de compte, je souhaitais simplement partager mon enthousiasme. Christian Durieux est un auteur que j’aime. En marge des modes et des courants de l’instant, il est comme mu par une douce impertinence et évolue au gré de ses envies. Une qualité rare (trop, certainement).

Un enchantement est une bande dessinée à ne pas manquer et Christian Durieux un artiste à découvrir si ce n’est pas encore fait.

Par , le

Nos interviews liées

Entretien avec Christian Durieux

Christian Durieux : D'abord, Melville, j'ai vu votre intervention sur Sceneario.com;  elle m'a beaucoup touché (surtout "en marge des modes" (vous connaissez la phrase "rien qui se démode plus vite que la mode") !) Merci beaucoup, donc. Ensuite, avant de répondre, j'ai lu vos questions (c'est assez logique) : elles sont parmi les plus fines que j'ai pu recevoir. Merci encore, donc. Je vais essayer d'y répondre.

Sceneario.com : Un enchantement fait partie de la collection du Louvre. Futuropolis et les éditions du Louvre s’associent le temps d’un one shot qui a pour lieu principal de l’intrigue le musée du Louvre. Comment êtes-vous entré dans cette collection ?
Christian Durieux : Grâce à la proposition de Sébastien Gnaëdig, le directeur littéraire de Futuropolis. Nous nous connaissons bien, depuis longtemps, et il a vraisemblablement pu deviner ce qui allait me faire frémir (de bonheur) [...]

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Durieux : bien plus qu'un auteur honnête

Sceneario : Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ? Christian Durieux : Je suis né le 18 janvier 1965 et je suis originaire de Bruxelles. Mais, depuis peu, je suis un nouvel habitant du Sud-Ouest de la France. J’avais envie de campagne. J’ai fait des études de lettre avant de me diriger vers la BD. J’ai notamment démarré avec Dufaux pour Avel. J’ai fait pas mal de livres mais j’étais dessinateur réaliste et je ne me reconnaissais plus. Ça me coinçais un peu. J’ai changé de style avec Benito Mambo puis Oscar. Mais le moment-charnière est, pour moi, Central Park, un mixe entre la souplesse d’un dessin plus rond et le réalisme dans les émotions. C’est ce style qui a poussé Jean-Pierre à me proposer Les Gens Honnêtes. Sceneario : Comment avez-vous rencontré Gibrat ? C. Durieux : On ne se connaissait pas du tout [...]

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