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Tue-moi à en crever

Dessinateur :


Scénariste :


Éditions :

DELCOURT

Collection :

Contrebande

Genre :

Adulte

Noir et Blanc

Policier

Roman Graphique

Thriller

Sortie :
ISBN : 2756000981

Résumé de l'album Tue-moi à en crever

Steven et Eve sont mariés, mais ils ne s’aiment plus et il n’hésite pas à la tromper. Quel choc pourtant lorsqu’il la retrouve pendue au milieu du salon. Las, elle s’est suicidée et lui commence à être rongé par la culpabilité. C’est à ce moment qu’il tombe par hasard sur Tara, un amour d’adolescence qu’il avait perdu de vue……

Par Arneau, le NC

Notre avis sur l'album Tue-moi à en crever

Avec un titre on ne peut plus évocateur et une couverture aussi explicite, le doute n’est pas permis, on est dans le polar noir, le pur et dur.
Dans une note d’introduction très riche, véritable déclaration d’amour à ce genre, l’auteur nous dévoile ses influences ainsi que ses intentions lorsqu’il a commencé l’écriture de cet album. Et David Lapham connaît ses classiques ! Il reprend beaucoup des grands principes du polar et livre une histoire dense, parsemée de cadavres, d’arnaques et de faux semblants. Il sait ménager son suspens et même si une issue fatale semble inévitable, il est bien difficile d’anticiper les évènements. Dans un noir et blanc de rigueur, il distille un trait précis et froid qui colle parfaitement au style même si parfois les expressions des personnages semblent un peu figées.
L’ensemble est réussi grâce à un scénario intelligent, mais aussi car les personnages sont travaillés. On y trouve en particulier un looser magnifique lancé dans une quête aveugle de rédemption (lorgnant du côté de Ellroy) et scotché à une femme fatale paumée mais manipulatrice.
Même s’il y a un grand respect des codes, l’album n’est pas dénué de personnalité. Point de motels pourris ou de bars miteux, l’auteur a préféré délaisser les banlieues glauques et situer son histoire dans les quartiers chics où l’on trouve grands hôtels et clubs de jazz ; le tout sur fond sur fond d’histoires de famille fortunée où la vie n’est finalement pas plus rose qu’ailleurs. L’auteur se distingue également par des scènes clé extrêmement découpées et une narration très efficace.
Cet album, peut-être un peu long, ne constitue donc pas une révolution mais reste une œuvre très recommandable et sincère qui ravira les amateurs comme moi, mais ne convaincra sans doute pas les réfractaires au genre.
Cela m’a également donné envie de découvrir la série « Stray Bullets » qui a fait connaître David Lapham et pour laquelle il a été récompensé.

Par , le

Effectivement, ici on a à faire à un vrai polar noir.
Tous les codes du genre y sont sans exception.
Et pour moi, amateur du genre, c'est un pur bonheur ! Le dessin sans fioriture mais précis renforce à merveille le scénario, l'intrigue est rondement menée, les personnages attachants... Bref, pour moi, un incontournable !
(Sinon, oui, découvre Stray Bullet ! C'est encore meilleur !)

Par , le

Une longue plongée dans la despérante vie d'un sombre loser !
Les bruits d'une cavalcade dans une ruelle.
Une blonde fatale.
Une pauvre maîtresse éperduement amoureuse.
Une première mort, une seconde puis une troisième etc.
Un scénario digne d'une bonne série noire, dramatique, fatale et sans issue.
Des ombres, des bars perdus dans un coin de la ville.
Un détective pourri qui profite de la situation.
Le procés, la condamnation, la prison, les promesses, l'illusion, la naïveté.
Des silhouettes qui chuchotent dans un recoin.
Des complots.
De l'argent volé.
Des dialogues qui font mouche.
Un trait ultra efficace, loin des canons habituels dans les comics, entre Mazzucchelli et Miller.
Des coups de feu.
Un corp qui tombe du toit.
Du sang, du sang, encore du sang...
... Sur le trottoir, le mur, la moquette, sur la joue de ce gars qui ne bouge plus.
Murder me dead encore un peu.

Par , le