TROLLS DE TROY #18 Pröfy blues

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Dessinateur :


Scénariste :


Coloriste :


Éditions :

SOLEIL

Genre :

Humour

Sortie :
ISBN : 9782302027039

Résumé de l'album Pröfy blues

Pour la énième fois, Pröfi le demi-troll s'est lancé dans la construction d'une nouvelle maison pour pouvoir accueillir sa future fiancée Waha. Tout porte à croire, cette fois-ci, que son édifice à base de peau et d'os de dragons va tenir le coup. Aussi, le soir venu, Pröfi a invité tous ses amis de Phalompe afin de pendre la crémière. Alors que la soirée se passe sous les meilleurs auspices et que Waha semble d'humeur à faire quelques confidences en secret, un malheureux concours de pets fait exploser la maisonnée. Devant son travail réduit à néant, Pröfi fait un blocage psychologique. Son état ne s'étant pas arrangé le lendemain, les conclusions du vieux sorcier Waderéh tombent. La partie humaine de Pröfi est malade et pour cela, il devient urgent de consulter un docteur qui soigne le dedans de la tête. Waha et les siens vont alors à Klostope pour soumettre le cas du demi-troll au meilleur psychanalyste de la ville, Sigismond Lajoie. Est-ce que Pröfi a des chances d'être guéri ? Et si sa guérison passait par la recherche de son hardi géniteur?

Par Phibes, le 29/06/2014

Notre avis sur l'album Pröfy blues

Cette fois-ci, il n'aura pas fallu attendre trop longtemps (quelques sept mois tout au plus) pour obtenir des nouvelles des fameux joyeux drilles à poils et à dents affilées dont Arleston aime raconter les tribulations. Oui, les célèbres trolls du village de Phalompe sont de retour pour une équipée psychologico-écologico-aventureuse qui va tourner autour du pauvre Pröfi en proie à une grosse déprime.

Ce 18ème album, pourrait-on dire, ne dépareille pas de l'ensemble de la série tant la dérision reste de mise. A cet égard, Christophe Arleston prouve une fois de plus son habileté à se jouer de cet univers magique partagé entre trolls et humains via une chaîne alimentaire bien définie et de ses personnages en introduisant ces derniers dans des pérégrinations, emplies de trouvailles naturellement sanguinolentes et assez primaires, pour ne pas dire pipi caca, totalement loufoques et ô combien rafraîchissantes.

Ici, la contrariété de Pröfi est l'occasion parfaite d'envoyer tout le village trollien dans une quête aux accents freudiens qui va devoir transiter par de nouveaux personnages bien inspirés (tels Sigismond Lajoie qui n'est pas sans rappeler le fameux psychanalyste Freud et le surproducteur céréalier Tonsantöh qui évidemment est un clin d'œil à l'entreprise internationale de production céréalière). A ce titre, l'on concèdera volontiers que le scénariste prend un malin plaisir à s'amuser de leur notoriété, caricaturant juste ce qu'il faut ce qu'ils représentent réellement, les transformant là en poltron, ou là en sinistre destructeur de la nature. Pareillement, elle nous permet enfin de faire la connaissance du fameux père de Profï, cité à plusieurs reprises précédemment, qui apportera hardiesse et physique au récit.

L'histoire de Pröfi prend sans nul doute toute son ampleur grâce au dessin luxuriant complètement éprouvé de Jean-Louis Mourier. Il ne fait aucun doute que ce dernier reste dans un schéma bien fouillé et plein de vie qui fait encore recette. L'on ressent que l'artiste prend un énorme plaisir à croquer ses personnages, représentés dans des situations et des expressions on ne peut plus explicites et très souvent cocasses. Par ailleurs, il sait aussi prouver son sens de la caricature (il n'y a qu'à regarder Sigismond pour s'en assurer) qu'il dépeint dans des pérégrinations qui vont au-delà de la psychanalyse. Un gros bon point sera également attribué à Claude Guth, fidèle coloriste, qui continue grâce à sa palette bigarrée, à donner un relief toujours aussi remarquable.

Une nouvelle aventure trollienne bourrées de bonnes intentions qui vaut toutes les thérapies.

Par , le

Les albums de la série TROLLS DE TROY

Nos interviews liées

A l'occasion des 20 ans de Lanfeust, un bel entretien avec Christophe Arleston

sceneario.com : Christophe, bonjour, nous fêtons les 20 ans de Lanfeust, cela représente 70 albums parus durant ces 20 ans. 
Christophe Arleston : Avec uniquement le monde de Troy on doit effectivement être dans ces eaux-là. Sceneario.com : Cela représente trois albums par an 
Christophe Arleston : Je ne fais pas vraiment de statistiques sur ma production Il y a eu des années ou les parutions ont été plus nombreuses, des années où il y en a eu moins, en fonction des dessinateurs qui pouvaient travailler en parallèle mais on arrive quand même à 70 bouquins. sceneario.com : Il y a juste un cas particulier, les Gnomes de Troy qui sont des gags en une page alors que toutes les autres séries de l’univers de Troy sont des récits complets. 
Christophe Arleston : En fait, les Gnomes sont nés dans Lanfeust Mag parce que la tradition des gags en une page permet d’animer le journal par rapport à la simple prépublication habituelle, traditionnelle d’albums [...]

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Interview de Jean-Louis Mourier

Sceneario : Comment es-tu arrivé dans le monde de la bande dessinée ?
Mourier : A la base, j'ai toujours voulu en faire. Mon père était un grand lecteur de bande dessinée et j'ai grandi entouré de beaucoup de bandes dessinées et comme je l'ai déjà dit dans d'autres interviews, il y avait un peintre officiel de la marine, Jean-Louis Paguenaud, qui habitait au dernier étage de l'immeuble de mes grands-parents à Limoges et qui payait son loyer en tableau. Mon père a attrapé le virus du dessin et de la peinture avec lui.

Sceneario : Ton père dessinait aussi ?
Mourier :
Ce n'était pas son travail, il était pharmacien mais il dessinait très bien et il adorait la bande dessinée et les illustrations et quand en tant que gamin, tu grandis au milieu de tout ça, tu as le terreau qu'il faut (rires).

Sceneario : Et comme études ?
Mourier :
Je suis entré aux arts appliqués au niveau de la seconde [...]

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Claude GUTH scénariste, dessinateur et coloriste de
Pichi Poï

SCENEARIO.COM: Peux tu te présenter?
Claude GUTH: Eh bien, j’ai 41 ans, je vis à Molsheim, une petite ville du Bas-Rhin proche de Strasbourg.
Avec ma petite tribu, nous occupons une adorable maison alsacienne, que je restaure patiemment… quand j’ai un peu de temps.
J’apprécie les travaux physiques, qui tranchent avec la sédentarité de notre travail.
D’ailleurs, j’entretiens avec bonheur une petite vigne, car au contact de la terre, je me ressource complètement Cette passion pour la vigne, je la partage avec Christophe Arleston, très grand amateur de vins. Notre plaisir, lorsque nous nous rencontrons, c’est de nous retrouver autour d’une bonne table pour échanger nos découvertes viticoles. Si je commence à avoir une petite expérience sur la vinification, Christophe m’impressionne par sa connaissance des terroirs, en particulier dans le bordelais.
J’aime aussi faire des longues ballades dans les collines et les petits villages alsaciens au guidon de ma Lambretta [...]

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