THE MOOD
Premier Volume

Arly Moon, grand star Hollywoodienne vient de se suicider, la même nuit une jeune femme est tuée par balle.
Un enquêteur se plonge dans ces deux histoires, pêchant ses informations dans les milieux judiciaire, médico légals mais aussi auprès de Virginie Race qui semble connaitre de nombreux éléments de ces deux affaires.

Par aub, le 1 janvier 2001

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3 avis sur THE MOOD #1 – Premier Volume

Les amoureux de polars et de thrillers très très sombres vont être servis avec cet album. Dès les premières pages on est dans l’ambiance : un suicide, des flics, un meurtre, une enquête… et nous voilà plongé dans cette histoire.
J’ai vraiment été captivé par le scénario et son déroulement cinématographique. Entre les plans larges, les gros plans sur des objets ou sur les visages, on est vraiment dans un mécanisme de lecture cinématographique ; en plus comme c’est réussi, le plaisir est d’autant plus grand.
J’ai particulièrement apprécié certaines cases avec des effets de lumières et des reflets, des très bonnes idées pour exprimer la lourdeur ou la sensibilité de certains moments (comme par exemple, dans la tasse de café en page 27)
Le trait de dessin, très épais est assez particulier, il ne s’attarde absolument pas sur des détails fins dans les paysages ou dans les différentes scènes, ce qui permet une certaines fluidité de la lecture, mais surtout un lecture rapide, donnant ainsi la sensation de vivre l’histoire à la même vitesse que l’enquête. Certains effets de crayon, traînant sur les cases et donnant ainsi un effet de vitesse aux voitures par exemple, sont très réussis aussi. Sans oublier que les couleurs sont réalisées à la peinture, donnant à mon avis une certaine épaisseur au dessin, accentuant ainsi encore les effets des traits.
Au global non seulement le dessin, mais aussi l’histoire, l’ambiance sont vraiment captivants. Sans vouloir trop m’avancer j’ai même eu l’impression de lire un Sam et Twitch.
Voilà un très bel album des éditions des Ronds Dans l’O. A n’en pas douter la qualité graphique et le très bon scénario feront de cet album certainement un succès, en tout cas c’est pour moi une réelle découverte et la lecture a été vraiment très agréable.

Par AUB, le 4 décembre 2006

Pour un polar, c’est un polar!
L’ambiance très noire est très bien rendue par le coup de crayon très particulier de LEM. Le trait est rapide, nerveux : le lecteur colle parfaitement à l’ambiance. Une ambiance glauque, assez malsaine, mystérieuse.
J’avoue que la difficulté de lecture est réelle mais participe à faire de "The Mood" une réussite du genre. Je trouve le déroulement de la trame proche du "Grand sommeil" par son côté déstabilisant. Le lecteur est tantôt dans la peau de l’inspecteur, tantôt dans celle de Virginia ou d’Arly Moon. Entre retour dans le passé, présent macabre et dénouement incertain, on perd vite ses repères.
C’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce premier tome. L’intrigue est alambiquée, on a du mal a entrevoir la réalité, le fin mot de l’histoire : pourquoi ce suicide ? Quel rapport avec le meurtre ?
Autant de questions qui restent en suspens à la fin de ce tome, et qui donnent diablement envie de lire la suite.

Par PATATRAK, le 27 décembre 2006

"The Mood", nouvel album de la maison d’édition "des ronds dans l’O " , ne peut pas passer inaperçu. Tout d’abord, le dessin de Lem (c’est son premier album) est formidable et m’a fait songer un petit peu à l’univers graphique de Christian Leger dans "Labienus " (édition théloma), qui malheureusement n’a pas eu beaucoup de retentissement.

J’ai eu la chance , lors du festival de la bande dessinée à la Conciergerie à Paris, de voir les planches originales de Mood ( avec l’amabilité de François Boudet) et j’avoue que tout de suite, Lem nous fait entrer ou plutôt plonger , de par son talent, dans l’atmosphère noire de cette bande dessinée.

Ensuite le scénario d’Yves Leclercq, auteur de l’étonnant et controversé (enfin sur bdparadisio) "Hurlevent" (Casterman) paru en octobre dernier.
Car le récit n’est pas un récit simple et linéaire mais un véritable puzzle, avec des flashes back et une enquête en cours menée par deux flics assez réussis, que le lecteur rassemble dans un Hollywood des années 50. Une sorte de roman à clefs où les noms et les situations renvoient à l’Age d’Or du cinéma américain ( dont je suis en outre ,un grand fan) Car évidemment ,on y croise sous d’autres noms Marylin Monroe mais aussi Lana Turner et sa fille Cheryl Crane (toutes deux impliquées dans le scandale du meurtre de Stompanato ).J’ai même cru déceler à travers le sénateur Connely, un certain Kennedy, qui a fait carrière par la suite.

Mais l’histoire illustre beaucoup plus le côté glauque et sordide d’Hollywood que celui des paillettes et de la comédie. A ce titre la scène entre Virginia Race et Joe Sylvano (alias Stompanoto) est particulièrement sordide voire insoutenable.

Un regard froid et sombre sur Hollywood, ses frasques, ses moeurs, ses crimes et ses lâches combines.

Un polar noir, très noir, qui mérite certes une lecture soutenue ( voire une relecture) pour connaître les tenants et aboutissants de cette intrigue prévue en deux volumes.

Une réussite, mon coup de coeur du moment

Par Hervé, le 22 décembre 2006

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