TEOTL
Micla

 
Tabasco a passé l’arme à gauche, laissant Lucie inconsolable. Mais quand, pendant son enterrement, les sirènes de la ville préviendront qu’un braquage est en cours, elle n’hésitera pas à courser les malfaiteurs… qui vont malheureusement lui échapper.

Avec Ricky et Kurbin dans son sillage, Lucie va alors aller trouver Arahorus qu’elle tient pour responsable de la mort de son ami et lui mettre la raclée qu’il mérite, puisse cette raclée envoyer le "gallinacé" ad patres. Mais Arahorus, aidé de Sepatep, va calmer la jeune fille et ses potes en leur laissant entrevoir la possibilité de ramener Tabasco à la vie.

Pour ce faire, Ricky et Kurbin doivent trouver à quels dieux ils sont affiliés. Pour le savoir, c’est auprès de Taloc et de Calkiku qu’ils vont être conduits (c’est là qu’Oxomo leur apparaîtra, aussi), et c’est là, à l’occasion d’une sorte de séance d’hypnose à laquelle Arahorus va être soumis, qu’ils vont en apprendre beaucoup sur leurs conditions et commencer à comprendre quelles étapes passer pour arriver dans le Mitclan (le monde des morts…) où ils devraient pouvoir récupérer Tabasco ; la première étape consistant à trouver un dénommé Ogival qui pourra les conduire, cet Ogival n’étant autre que le braqueur qui avait échappé un peu plus tôt à Lucie…
 

Par sylvestre, le 16 octobre 2013

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Notre avis sur TEOTL #3 – Micla

 
C’est vraiment au plus proche des dieux que Tot et Mylydy nous emmènent avec leur série Teotl, mais… boudu, quels dieux !!! Bien qu’ils aient été omniprésents et d’une grande importance jusque là, on n’a jamais été autant à leur contact que dans ce troisième volet de la série, au point qu’on en verra plus les défauts que les qualités ! Arahorus, Sepatep, Taloc, Calkiku, Oxomo, Micla aussi… Tous sont des dieux finalement assez misérables, avec en tout cas une telle part d’humanité qu’ils sont – par leurs créateurs – descendus de leurs piédestaux divins pour ne plus être à nos yeux que des créatures pleines de défauts tels l’alcoolisme, la jalousie, la perversité, la violence, etc… Quel tableau ! Quels portraits ! Mais malheureusement, c’est entre leurs mains qu’est la solution dont Lucie, Ricky et Kurbin ont besoin pour tenter de ramener parmi eux leur défunt ami Tabasco… La guigne !

Oui, les dieux dans Teotl sont des garnements qui n’arrêtent pas de se chamailler, voire de se battre comme dans une cour d’école. Ils sont donc dans l’histoire le feu vert pour que tout ait le droit de partir dans tous les sens, et les auteurs ne se privent pas de respecter cette consigne, se faisant plaisir à faire vivre leurs personnages et à mettre dans leurs bouches des dialogues parfois limite bon goût. Pour aller dans le sens du "tout azimut", le dessin et les couleurs de Mylydy ne sont pas en reste : avec ses nombreuses vignettes en cinémascope (en pleine largeur !) l’artiste s’en donne à cœur joie, mettant son expérience graphique au service des délires de son scénariste, pour un résultat détonnant qui plaira aux amateurs du genre.
 

Par Sylvestre, le 16 octobre 2013

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