Le Tengû Carré

Une Renarde et un Champignon à la tête d’une bande d’œuf-démons, un Tengû Carré livré à lui-même et Parashurama sont aux prises avec les forces de police et un moine guerrier qui n’hésite pas à transgresser les codes de son rang…

Par melville, le 4 décembre 2011

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Notre avis sur Le Tengû Carré

Le Tengû Carré est comme l’explique lui-même David B. en préface de son album avant tout une envie d’auteur : celle de « dessiner une fiction pleine de bagarres et de démons ». Et comme souvent pour cet auteur, son envie nait de ses lectures, ici Fantômes du Japon de Lafcadio Hearn et Les 36 fantômes de Yoshitoshi.

David B. explore à sa manière le folklore du japon médiéval en construisant une histoire de pure fiction aux accents feuilletonnesques dont il a le secret. Le Tengû Carré conte un enchaînement de combats et de batailles misent en scène dans un souffle épique et fantasmagorique où se croisent, puis se quittent pour enfin mieux se retrouver les différents protagonistes. David B. apporte un soin tout particulier à ses personnages, que ce soit la Renarde et le Champignon, Parashurama, le moine fou ou le Tengû Carré et son jeune acolyte, ils sont tous pourvus d’un charisme implacable. Le scénario assez mince repose entièrement sur eux et bien plus que des « personnages fonctions », ils sont terriblement incarnés notamment de part la conviction qui muent leurs actes. A eux seuls ils nous emportent dans leurs péripéties absurdes et décalées et nous procurent un authentique plaisir de lecture.

Le Tengû Carré n’est peut-être pas un album de bande dessinée qui a fait date dans la carrière de son auteur, mais il reste tout de même un très bon David B. De quoi ravir les amateurs éclairés.

Par melville, le 4 décembre 2011

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