STEVE CANYON
1955 - 1956: Taps for "Shanty" Town

On retrouve Steve Canyon en Sibérie ou il croise la route de Delta Index. Ensuite, il part en Chine pour superviser la construction de jets, il y retrouve Doe Redwood, puis la jeune Holly Hall qui a suivi son père militaire lui aussi. Mais la jeune fille se fait kidnapper, sa mère, Gil, vient donc retrouver son mari pour en savoir plus. Steve réussit à récupérer Holly ! Aux États Unis, Summer Olsen est persécutée par Copper Calhoon qui ne lui a pas pardonné d’avoir démissionné… Summer retrouve alors Clarke et ils commencent à sortir ensemble jusqu’au moment ou ils s’apprêtent à se marier. Mais Steve arrive avec l’ex mari, prétendument mort, de Summer, brisant ainsi la cérémonie… Puis, Steve est appelé à la rescousse pour prendre en main son ami Happy Easter qui vient de débarquer avec une troupe de moines asiatiques complètement farfelus… Il se retrouve ensuite comme consultant sur le tournage du dernier film de Savannah Gay, une diva qui entend bien prendre le beau pilote blond dans ses filets, mais le tournage tourne vite à la catastrophe ! Et enfin, Steve découvre qu’il a une jeune cousine appelée Poteet Canyon, qui vivait jusque là dans un orphelinat. Elle vient s’installer avec lui, semant la zizanie partout autour d’elle !!!

Par fredgri, le 7 septembre 2017

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Notre avis sur STEVE CANYON #5 – 1955 – 1956: Taps for "Shanty" Town

Un nouveau volume de Steve Canyon c’est en soi une excellente nouvelle !

Encore une fois, Milton Caniff nous entraîne dans l’aventure la plus classique, non stop. On y retrouve les éternelles femmes fatales, langoureuses et très sensuelles, absolument sublimes, les ingénues qui craquent pour les beaux yeux de Steve, les espions, des courses poursuites aux quatre coins du monde…
Il faut dire que les femmes servent souvent à lancer et pimenter le récit, ce qui amène Caniff à régulièrement faire baisser la pression en glissant une petite intrigue amoureuse ou simplement de l’humour (comme avec Poteet ou Happy Easter par exemple !), sans oublier la petite touche de mélo (elles sont toutes invariablement amoureuses du beau Steve) ou en jouant justement sur ces sentiments qui viennent gripper les situations de stresse ou tombe à chaque fois le héros !

Ce strip reste particulièrement intense, il se passe vraiment beaucoup de choses avec énormément de rebondissements. C’est passionnant, mais la lecture est assez longue, car il y a pas mal de textes et l’intrigue générale est des plus riches et souvent même assez complexe.
Alors Steve Canyon c’est surtout un très adroit mélange d’espionnage, d’aventure, d’action et de romance, le tout avec un sens de la narration sans pareil. Chaque strip est une leçon de BD, chaque semaine une nouvelle étape dans un flux constant qui nous captive sans nous lâcher ! On entre tranquillement dans l’histoire et on se rend compte une vingtaine de pages plus loin que l’histoire s’est progressivement complètement transformée… On est pris aux tripes !

Sur le plan simplement narratif, Caniff nous offre une démonstration sans pareil, l’action ne traîne pas, sans pour autant prendre trop le dessus sur le rapport entre les personnages. Mais très vite, nous sommes au creux de l’histoire ! A ça il faut rajouter que le graphisme de Caniff est sublime, une science des noirs et blancs incomparable, une fluidité dans le story-telling qui me laisse sans voix… ! On comprend sans peine que l’artiste soit adulé par tant d’autres artistes depuis, il a vraiment fait école !

Cela reste donc toujours assez verbeux, Caniff est très précis et très documenté, il faut s’accrocher car la lecture est intense. Néanmoins, quel plaisir de retrouver les tics de l’artiste, cette façon de jouer avec le rapport que les héros ont avec la gente féminine, cette facilité à construire des femmes fatales impeccables, d’une sexualité débordante, sans ambiguïté aucune !
D’autant qu’en parallèle il construit aussi des jeunes héroïnes pleine de caractère, comme Holly Hall ou Poteet qui influent sur l’aventure de manière souvent bien plus déterminante que leurs ainées !

Une lecture indispensable dont nous avons la chance de pouvoir profiter grâce à cette remarquable édition restaurée avec beaucoup d’application et bourrée de rédactionnels par IDW.
Ce strip a marqué l’histoire de la BD et le plaisir de le redécouvrir ainsi est largement suffisant pour son achat !
Ne passez plus à côté !

Par FredGri, le 7 septembre 2017

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